France / Politique

Elections européennes: à gauche comme à droite, on craint la poussée du FN

Le fondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, le 18 janvier 2014 à Nice.
Le fondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, le 18 janvier 2014 à Nice. REUTERS/Eric Gaillard

En France, les élections européennes auront lieu dans quatre mois, quasiment jour pour jour. Pour ce scrutin, le Front national fait figure d’épouvantail. Son discours anti-européen semble susciter de plus en plus d'adhésions. En témoigne ce nouveau sondage qui place le parti fondé par Jean-Marie Le Pen en tête des intentions de vote

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Selon cette enquête, réalisée par l’Ifop et publiée ce 26 janvier dans le Journal du Dimanche, le parti d’extrême-droite arriverait en première position avec 23 % des voix, suivi par l’UMP à deux points, tandis que le parti socialiste n’apparaîtrait qu’à la troisième place avec 18% des suffrages. Si ce sondage est à prendre avec des pincettes en raison de la marge d’erreur, il tend tout de même à démontrer que le discours anti-européen du Front national fait recette auprès d’une partie grandissante de la population.

Peu rassurant

Au mois d’octobre 2013, une précédente étude de l’Ifop plaçait déjà le FN en tête des intentions de vote pour ces élections européennes. Pour la droite et le PS, ce sondage n’est pas de nature à rassurer. L’UMP semble peu profiter de l’impopularité de l’exécutif, d’autant que contrairement à 2009, le principal parti d’opposition a décidé de faire cavalier seul pour ce scrutin et de ne pas s’allier avec l’Alternative UDI-Modem, des centristes crédités de 11% d’intentions de votes dans ce sondage.

La crainte de l'abstention

De son côté, le PS apparaît clairement en difficultés. Pour cette élection, il aura du mal à mobiliser son électorat ; en plus, le rejet de la politique gouvernementale profite peu aux autres partis de gauche, le Front de gauche n’apparaît qu’en cinquième position avec 9% d’intentions de vote devant les écologistes à 7%. Au sein de la majorité, plus que le vote Front national, on craint surtout une forte abstention, un phénomène qui profiterait au final à l’extrême-droite.

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