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France / Social

France: François Hollande n'a pas pu tenir sa promesse sur le chômage

Au Pôle emploi de Nice, le 23 janvier 2014.
Au Pôle emploi de Nice, le 23 janvier 2014. REUTERS/Eric Gaillard
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Nouvelle hausse des chiffres du chômage au mois de décembre : +0,5% ; le nombre de demandeurs d’emplois atteint désormais un nouveau record : 3,3 millions de personnes sans emploi sur l’année 2013, un nombre en augmentation de 5,7%. Pas d’inversion donc de la courbe du chômage comme s’y était engagé François Hollande. Le pari est donc perdu pour l’exécutif. A  l’UMP, on n’hésite pas à parler d’échec du chef de l’Etat alors que le Parti socialiste relativise...

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C’était il y a juste quelques mois… Le ministre du Travail s’amusait alors des doutes émis ici et là sur l’inversion de la courbe du chômage : « Mais enfin, disait-il, vous croyez que le président aurait pris un engagement sans quelques garanties ? » Michel Sapin faisait allusion aux emplois aidés, qui ont permis - c’est vrai - l’inversion de la courbe du chômage des jeunes.

Pari raté

Mais pour le reste, le pari de François Hollande est bel et bien raté. Le choc de confiance n’a pas eu lieu. D’où le changement sémantique observé depuis deux jours, en prévision des mauvais chiffres. On ne parle plus d’inversion, mais de stabilisation, un abus de langage.

La droite s’en donne à cœur joie, sur le thème de la crédibilité perdue du président. Pour Luc Chatel, vice-président délégué de l’UMP, «C'est d'abord un échec cuisant pour le pays. (...) C'est aussi un échec cuisant pour le président de la République qui avait pris un engagement ferme vis à vis des Français et qui témoigne finalement de l'échec de sa politique.»

« Les Français, les chômeurs paient cher des erreurs d'analyses et de la démagogie de ce gouvernement, continue M. Chatel, il faut un changement de cap. Nous avons entendu un changement de discours, c'est un premier pas ; ce qui est important c'est la changement de politique. Et ça, nous l'attendons de pied ferme ». De son côté, Eduardo Rihan-Cypel, porte-parole du PS, veut positiver : « D'une manière générale, l'année 2013 est marquée par un net mouvement d'amélioration par rapport à 2012. Cet année-là, c'était +10% d'augmentation de chômage alors qu'en 2013, l'augmentation est moitié moins importante que l'année précédente (...). On est sur le bon chemin. »

2017, l'année du quitte ou double

La boite à outils vantée par François Hollande il y a quelques mois s’est avérée insuffisante. Cet échec, le chef de l’Etat l’avait d’ailleurs anticipé, en enclenchant le 31 décembre, lors de ses vœux aux Français, la vitesse supérieure ; le pacte de responsabilité aux entreprises, nouvelle martingale pour lutter contre le chômage. Mais François Hollande ne prend désormais plus aucun engagement dans le temps. Son seul horizon désormais, c’est 2017, l’année du quitte ou double pour un président persuadé que sa réélection dépend de la courbe du chômage.

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