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France

Rencontre Hollande-Cameron à Oxford: entente cordiale de mise

Le Premier ministre britannique David Cameron et le président François Hollande près d'Oxford dans le centre de l'Angleterre, le 31 Janvier 2014.
Le Premier ministre britannique David Cameron et le président François Hollande près d'Oxford dans le centre de l'Angleterre, le 31 Janvier 2014. REUTERS/Andrew Winning
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C'est le premier sommet bilatéral entre le Premier ministre britannique et le président français depuis l'arrivée de François Hollande à l’Elysée. Les discussions seront centrées sur les affaires de défense. Le sommet s'est ouvert ce vendredi 31 janvier au matin sur une base militaire près d'Oxford. Plusieurs projets conjoints dans le domaine militaire devraient être signés. Les sujets de désaccords seront aussi évoqués, notamment le projet de David Cameron de négocier des aménagements ou des dérogations au traité de l'Union européenne.

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Avec notre envoyé spécial, Anissa El Jabri

Cette fois François Hollande a bien été reçu avec les honneurs : soldats de la Royal Air Force, fanfare, deux Marseillaises, le tout dans la circonscription électorale de David Cameron. Une réception qui n'a rien à voir avec sa précédente visite en Grande-Bretagne, il y a deux ans, pendant la campagne présidentielle. Le Premier ministre britannique n’avait pas alors voulu recevoir le candidat socialiste. 

Déjà outre-Manche, on se moquait de la taxe à 75 %. David Cameron avait ensuite récidivé, à peine François Hollande élu, en promettant de dérouler en Grande-Bretagne le tapis rouge pour les exilés fiscaux français.

Un « french bashing» [dénigrement de la France, NDLR] qui a encore pris de l’ampleur ces dernières semaines. En fait, les conservateurs déjà en campagne pour les élections générales l’année prochaine, érigent à longueur de discours la France en contre-modèle : croissance au pas, chômage élevé, ce qui menacerait selon les «Tories» [les conservateurs, NDLR], la Grande-Bretagne si jamais les travaillistes étaient élus.

David Cameron a aussi fort à faire avec la pression eurosceptique de plus en plus forte dans son parti et dans l’opinion. Et François Hollande, comme Jacques Chirac, comme Nicolas Sarkozy, n’entend pas renégocier -il l’a dit avant le sommet- les traités juste pour Londres. Bref, les deux leaders vont avoir fort à faire pour afficher malgré tout une entente cordiale lors de la conférence de presse.

à (re)lire : La défense en plat de résistance du sommet franco-britannique d'Oxford

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