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Arche de Zoé: deux ans de prison avec sursis pour Breteau et Lelouch

Emilie Lelouch et Eric Breteau lors de leur procès au Tchad, le 21 décembre 2007.
Emilie Lelouch et Eric Breteau lors de leur procès au Tchad, le 21 décembre 2007. Thomas Samson/Getty Images
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Eric Breteau et Emilie Lelouch, ce couple qui avait fait la Une des journaux en 2007 lorsqu’avait éclaté l’affaire de l’Arche de Zoé, sont désormais fixés sur leur sort. Leur organisation voulait envoyer 103 enfants tchadiens en France sans autorisation, des adoptions illégales sous couvert de mission humanitaire. La cour d’appel de Paris a rendu sa décision, ce jeudi en début d'après-midi : même si le couple est condamné, il ne va pas retourner en prison.

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Avec notre envoyé spécial au palais de justice de Paris,

Un sentiment mitigé régnait quand le président de la cour d’appel a prononcé le mot « relaxe » à propos d’Alain Péligat, le logisticien de l’Arche de Zoé. Celui-ci s’est immédiatement tourné vers sa femme et ses deux filles qui étaient présentes, les yeux rougis par l'émotion. « Enfin, c'est fini ! », a-t-il déclaré à RFI à la sortie de l’audience, ajoutant qu’il allait désormais pouvoir vivre sa vie après sept années de feuilleton judiciaire.

Face à la joie d’Alain Péligat, il y avait les grises mines d’Emilie Lelouch et de son avocate, qui n’ont pas voulu s’exprimer à la fin de l’audience. La compagne d’Eric Breteau était venue seule, le directeur de l’Arche de Zoé n’ayant pas pu assister à la lecture du délibéré. Certes, ils échappent  à la prison ferme. En première instance, ils avaient été condamnés à 2 ans de prison ferme. Mais ils sont tous les deux reconnus coupables tout de même. Ils devront verser des indemnisations aux familles qui s’étaient vues promettre un enfant à adopter et qui s’étaient portées partie civile.

Chez ces familles justement, on ne savait pas trop quoi penser. Il y avait du soulagement bien sûr, là aussi. C’est la fin d’une période de sept ans vécue au rythme de l’affaire. Soulagement également, car leur statut de victimes a été reconnu. Mais il y avait aussi de la déception : l’absence d’Eric Breteau les a une nouvelle fois choquées, tout comme l'absence de prison ferme.

→ A (RE) LIRE : France : l'Arche de Zoé en procès, cinq ans après

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