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France

Affaire Buisson: Nicolas Sarkozy va contre-attaquer en justice

Patrick Buisson.
Patrick Buisson. REUTERS/Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni vont attaquer l’ancien conseiller Patrick Buisson en justice, c’est ce qu’annoncent ce matin les avocats de l’ancien président. Selon ces derniers, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni « ne peuvent en effet accepter que des propos, tenus à titre privé, aient été enregistrés et soient diffusés sans leur consentement ».

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L’ancien président n’avait sans doute guère le choix. Depuis hier, la gauche lui conseillait avec insistance d’aller en justice. « M. Sarkozy n'a qu'une chose à faire, c'est déposer une plainte à la justice, je n'imagine pas qu'il ne va pas le faire », estimait ce jeudi Jean-Marc Ayrault. Une procédure d'urgence sera donc « prochainement » déposée au tribunal de grande instance de Paris.

 → A (RE)LIRE : Ce que contiennent les enregistrements réalisés par Patrick Buisson

La rupture est clairement consommée entre Nicolas Sarkozy et son ancien conseiller. Une relation d’amitié qui aura duré neuf ans.

Crâne dégarni, petites lunettes, physique austère, cet historien d’extrême-droite va, par petites touches, faire évoluer le discours du candidat Sarkozy pour la présidentielle de 2007. C'est lui qui lui conseille notamment de créer un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, idée qui fera longtemps polémique. Et c’est en partie grâce à lui que Nicolas Sarkozy remporte l’élection cette année-là.

Influent

Après cette victoire, Patrick Buisson devient un visiteur régulier du président avant d’intégrer l’Elysée, à partir de là, sa pensée va influencer non seulement le discours présidentiel mais également celui de l’UMP, et ce sur des sujets bien précis comme l’identité nationale, la sécurité, l’immigration ou encore les accords de Schengen.

Agé aujourd’hui de 64 ans, cet érudit favorable à la fusion de toutes les droites avait été accusé par certains à l’UMP d’avoir fait perdre Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012, en ayant « droitisé » son discours à l’extrême. Sa disgrâce devrait certainement réjouir aujourd’hui toute une partie de la droite qui ne l’appréciait guère.

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