France

Nicolas Sarkozy à Nice après une semaine cauchemardesque

L'ancien président français Nicolas Sarkozy et Bernadette Chirac, assistent à l'inauguration de l'Institut Claude Pompidou, un nouveau centre de soins et de recherche sur la maladie d'Alzheimer, à Nice.
L'ancien président français Nicolas Sarkozy et Bernadette Chirac, assistent à l'inauguration de l'Institut Claude Pompidou, un nouveau centre de soins et de recherche sur la maladie d'Alzheimer, à Nice.

Nicolas Sarkozy, l’ex-président français inaugure à Nice le Centre Pompidou pour la maladie d’Alzheimer. Il est accompagné de Bernadette Chirac,. La justice examinera dans la journée sa demande de retrait des enregistrements pirates réalisés par Patrick Buisson, son ex-conseiller. Demain, la Cour de cassation se penchera sur une autre affaire, l’affaire Bettencourt. Elle validera ou invalidera la saisie des agendas de l'ancien chef d’Etat.

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Le déplacement à Nice de Nicolas Sarkozy était prévu depuis cinq semaines, il n'a donc rien changé à son agenda. Il sera accompagné pour l’occasion de l’ancienne Première dame de France, Bernadette Chirac et par l’un de ses plus proches soutiens, Christian Estrosi, le député-maire UMP de Nice. Autre personnalité présente à ses côtés, Eric Ciotti le président du Conseil général du département, longtemps proche de François Fillon.

Inauguration sur fond de révélations

Plusieurs personnalités prendront la parole à l'occasion de l’inauguration du Centre Pompidou pour la maladie d’Alzheimer, dont Nicolas Sarkozy qui devrait prononcer un discours d’une petite dizaine de minutes. Ce discours sera analysé et disséqué par la presse venue à Nice en masse. S’exprimera-t-il sur les écoutes dont il a été l’objet ou sur les enregistrements pirates de son ancien conseiller Patrick Buisson ? Toujours est-il que son entourage a contre-attaqué ce week-end, dénonçant le harcèlement dont serait victime l’ancien président et accusant le pouvoir de manipulation.

Semaine cauchemardesque pour Nicolas Sarkozy

Brice Hortefeux a notamment déclaré qu’à ses yeux, la révélation de ces différentes affaires n’était nullement due au hasard. Cette sortie de Nicolas Sarkozy intervient donc après une semaine cauchemardesque pour l’ex-président. Elle intervient également à la veille d’une journée peut-être décisive pour son avenir judiciaire. C’est demain, mardi 11 mars, que la Cour de cassation doit dire si elle autorise la justice à utiliser ces agendas dans les autres procédures que l’affaire Bettencourt, affaire dans laquelle, rappelons-le, Nicolas Sarkozy avait bénéficié d’un non-lieu.
 


Plusieurs avocats du barreau, qu'ils soient de droite ou de gauche montent au créneau pour dénoncer les écoutes dont font l'objet Nicolas Sarkozy et son avocat. Un appel collectif lancé vendredi a déjà recueilli des centaines de signatures. Ils dénoncent le non-respect du principe de confidentialité entre un client et son avocat.

Ce sont des manifestations de défiance à l'égard des avocats et de mépris pour les droits de la défense et qui porte atteinte à l'autorité de la justice (...)On porte atteinte au principe tout à fait fondamental de la défense qui est celui du secret des conversations de l'avocat avec son client.

Christian Saint-Palais, avocat au barreau de Paris

 

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