France / Société

France: la loi interdisant les signes religieux ostentatoires a 10 ans

Stand présentant des voiles au 29e rassemblement de l'UOIF au Bourget, près de Paris, le 7 avril 2012.
Stand présentant des voiles au 29e rassemblement de l'UOIF au Bourget, près de Paris, le 7 avril 2012. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Kippas, voile, foulards, grandes croix... depuis quinze ans, les signes religieux ostensibles sont interdit à l'école publique. Mais avant d'aboutir à la loi dite « Stasi », le 15 mars 2004, les débats auront été longs, vifs et enflammés. Depuis, même si le texte est entré dans les moeurs, les polémiques sur la liberté de culte et la laicité à la française ne cessent de ressurgir périodiquement.

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Tout à commencé en 1989 dans un collège de Creil dans le département de l'Oise ; ce jour-là, trois adolescentes sont exclues pour port du voile. Du coup, l'opinion se déchire entre défenseurs du droit à être scolarisé et partisans de l'exclusion de ces élèves. A l'époque, le Conseil d'Etat tranche : les signes religieux ne sont pas incompatibles avec la laïcité.

Cet avis calme le jeu. Cinq ans plus tard, une circulaire du ministre de l'Education de l'époque, François Bayrou, interdit les signes religieux et ravive en même temps les braises. Neuf ans plus tard en 2003, le président Jacques Chirac confie la question au médiateur de la République, Bernard Stasi. Il se prononce en faveur d'une loi.

En 2004, la loi dite « Stasi », interdisant les signes religieux ostentatoires à l'école est adoptée. Elle sera plutôt bien acceptée. Pourtant, encore aujourd'hui le sujet reste sensible. On a tous en mémoire la « bourde » de Matignon, qui, en publiant en décembre 2013 un rapport sur l'intégration préconisant le retour du voile à l'école, a failli réveiller la polémique.

Dans nos archives : Jacques Chirac : « Le communautarisme ne saurait être le choix de la France » (17 décembre 2003)

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