FRANCE

Municipales: quelle riposte pour les socialistes?

Pour François Hollande (d.) et Jean-Marc Ayrault, il est urgent de redresser la barre à moins d'une semaine du second tour des municipales... ou d'en tirer les conséquences.
Pour François Hollande (d.) et Jean-Marc Ayrault, il est urgent de redresser la barre à moins d'une semaine du second tour des municipales... ou d'en tirer les conséquences. REUTERS/Philippe Wojazer

Les résultats du premier tour des municipales en France sonnent comme un lourd désaveu pour le gouvernement. Dès lundi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, fragilisé par cet échec, a donc tenté d'organiser la campagne en vue du second tour.

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C'est le branle-bas de combat au gouvernement et au Parti socialiste. Les résultats du premier tour des municipales ont fait l'effet d'un coup de semonce et depuis dimanche soir, à Matignon et à Solférino, au siège du parti, on essaie d'organiser la riposte. Au centre du jeu, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui a rencontré dès lundi matin François Hollande pour faire le point, puis a enchaîné en recevant à déjeuner les principaux ministres et responsables socialistes. L’objectif étant mettre au point une stratégie pour un entre-deux tours qui s'annonce crucial.

 → A (RE)LIRE : Municipales: les enseignements du premier tour

Face à la montée du Front national qui a dépassé toutes les craintes, les socialistes ont essayé de montrer leur volonté d'agir. Harlem Désir a annoncé le retrait des candidats de gauche dans deux villes : Tarascon et Saint-Gilles, pour faire barrage à l'élection d'un maire frontiste. Mais la stratégie du front républicain a ses limites face à une UMP qui ne veut pas l'appliquer elle aussi.

Intervention médiatique

Les clignotants sont en tout cas au rouge. La potentielle débâcle de la gauche dimanche prochain après un premier tour calamiteux repose avec encore plus d'acuité la question d'un remaniement et d'un changement de Premier ministre. L'heure est donc grave pour Jean-Marc Ayrault qui devrait faire une intervention médiatique en milieu de semaine. Une intervention pour essayer d'éviter le désastre.

 → A (RE)LIRE SUR FRANCE 24 : Municipales : les pièges du front républicain


 ■ ZOOM : à Marseille, un PS en déconfiture

Le candidat PS à la mairie de Marseille Patrick Mennucci au soir du premier tour des élections municipales.
Le candidat PS à la mairie de Marseille Patrick Mennucci au soir du premier tour des élections municipales. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Pas de second tour pour Patrick Mennucci. Le candidat PS estime aujourd’hui que c’est une « nouvelle élection » qui se profile. Après le choc encaissé au premier tour de l’élection municipale à Marseille, les socialistes tentent aujourd’hui de rebondir. Distancés par la liste de l’UMP sortant Jean-Claude Gaudin, les socialistes attaquent l’entre-deux-tour sur le ton de l’unité.

« On a énormément de citoyens qu’on connaît, qui n’ont pas voté, explique Patrick Mennucci. Donc c’est un travail de mobilisation. Je peux vous le dire, dans le 1er arrondissement, il me manque 1 400 voix. On va les arracher unes à unes. »

Ralliement à gauche

Les socialistes ont rallié, lundi 24 mars, la liste du Front de gauche emmenée par le vice-président du conseil régional Jean-Marc Coppola. « Il y a des expériences qu’il ne faut pas tenter, avertit ce dernier. L’extrême droite qui gère une mairie de secteur, ça serait vraiment incompréhensible et j’en appelle à regarder ces expériences qui ont déjà existé à Toulon, à Vitrolles, à Marignane, pour ne pas la réitérer. »

Pape Diouf, l’ancien président de l’Olympique de Marseille, auteur de 6% sur l’ensemble de la ville et d’un étonnant 8% dans son secteur des quartiers nord pourrait décider de la suite à donner à son aventure politique. Sa liste divers gauche « Changer la donne » est « fusionnable » avec une autre liste pour avoir dépassé le seuil des 5%.

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