France

Un nouveau directeur et 18 millions d'euros pour sauver Libération

La rédaction du quotidien français «Libération» à Paris, le 3 septembre 2013.
La rédaction du quotidien français «Libération» à Paris, le 3 septembre 2013. AFP/Fred Dufour

Le quotidien Libération, au bord de la faillite, va obtenir un ballon d'oxygène. Un nouveau directeur a également été nommé pour tenter la transformation du quotidien en média global.

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Bruno Ledoux, actionnaire principal de Libération avec 26% des parts, a annoncé que 4 millions d'euros seraient disponibles dans les prochains jours, pour permettre de parer au plus pressé, dont les salaires de mars. Par la suite, 14 millions d'euros de plus seraient mobilisés grâce à l'apport en garantie de l'immeuble qui abrite le quotidien, propriété de Bruno Ledoux.

Il a également désigné un nouveau directeur, Pierre Fraidenraich, ancien journaliste de télévision et venu de Canal+. L'objectif des dirigeants du quotidien est toujours d'en faire un média global en ajoutant à la presse papier, le numérique, la vidéo, des forums et un espace culturel au siège du journal. Une recette rejetée par les salariés de Libération qui ont réaffirmé leur attachement à la formule journal de leur organe de presse.

Mais cet argent frais pourrait aussi permettre l'ouverture d'une clause de cession laissant la possibilité aux journalistes hostiles au projet de Bruno Ledoux de partir à des conditions favorables. La période de grâce accordée par le tribunal de commerce à Libération s'achève le 9 avril prochain.

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