France

Municipales en France: objectif mobilisation

Moins de 64 % des électeurs se sont rendus aux urnes pour le premier tour des municipales, le 23 mars 2014.
Moins de 64 % des électeurs se sont rendus aux urnes pour le premier tour des municipales, le 23 mars 2014. REUTERS/Robert Pratta

La France vote pour le second tour des municipales ce dimanche. Après un premier tour marqué par une abstention record de 36,45 %, chaque camp a essayé ces derniers jours de mobiliser les électeurs.

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Après un premier tour difficile, la gauche n’espère désormais plus qu’une chose : limiter la casse. Les ténors du PS ont donc battu la campagne cette semaine pour mobiliser leur électorat, mais surtout pour inciter les abstentionnistes du premier tour à aller voter ce dimanche. Ils ont été 16 millions à bouder les urnes la semaine dernière. Ils représentent donc un énorme réservoir de voix potentiel.

À droite, la stratégie est la même, mais l’objectif diffère. Si la gauche tente de mobiliser les abstentionnistes pour éviter une défaite trop cinglante, l’UMP, elle, veut confirmer les résultats prometteurs du premier tour. Son opération de reconquête pourrait cependant être entamée par les dizaines de triangulaires imposées pour ce second tour par le Front national.

Le parti d’extrême droite tentera également ce dimanche de transformer l’essai du premier tour marqué par le gain d’une ville, Hénin-Beaumont, en en remportant plusieurs autres.

Abstention-sanction

Lors du scrutin du 23 mars dernier, les électeurs se sont moins déplacés qu'aux municipales de 2008. 36,45 % d'entre eux ont boudé les urnes, contre 33,46 % il y a six ans. Cette abstention massive s’inscrit certes dans une tendance longue – tous les scrutins depuis 1988, à l’exception des présidentielles, ont été marqué par une baisse de la participation –, mais elle est aussi l’illustration d’un contexte immédiat. Le mécontentement face à la politique menée par le gouvernement et la multiplication des affaires ont certainement joué un rôle dans ce phénomène. Certains commentateurs ont évoqué une abstention-sanction.

Les responsables politiques ne s'y sont pas trompés. Ils ont entendu le message envoyé par des citoyens déçus et désabusés. Dès dimanche soir dernier, ils ont donc tous appelé les électeurs à venir voter pour le second tour. Le message sera-t-il entendu ? C'est la grande inconnue de ce second tour.

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