France

France: un numéro vert pour lutter contre le jihad

En 2012, Abdel Jalil est le premier Français à témoigner sur son engagement au service des groupes jihadistes du nord du Mali.
En 2012, Abdel Jalil est le premier Français à témoigner sur son engagement au service des groupes jihadistes du nord du Mali. Capture d'écan/sahara médias

C'est la première étape du plan de lutte contre les filières jihadistes mis en place par les autorités françaises. Un numéro vert, c'est-à-dire joignable gratuitement, vient d'être activé. Il s'agit d'un numéro mis à disposition des familles qui s'inquiètent de la radicalisation d'un de leurs membres. Le but est d'empêcher le départ de ces personnes vers des zones de combat.

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0800-005-696. Voilà le numéro qu'il faut composer pour qu'un « dispositif soit lancé », assure le gouvernement. En fait, la France s'essaie-là à la déradicalisation, emboîtant le pas à d'autres pays européens comme la Belgique, l'Autriche ou le Royaume-Uni. En identifiant les candidats au jihad, elle veut intervenir auprès d'eux pour tenter de les réinsérer pleinement dans la société.

Mais ce dispositif se heurte à deux écueuils : le premier, c'est l'identification des apprentis jihadistes. Même pour leurs familles, la radicalisation n'est pas toujours visible. Et dans ce cas-là, ce numéro vert ne leur est d'aucune utilité. Le second concerne les moyens mis en place au bout de cette ligne. Actuellement, trois anciens policiers réservistes ont été formés pour décrocher le téléphone.

Est-ce suffisant ? Le ministre de l'Intérieur reconnaît que le nombre de Français combattant en Syrie a augmenté de 75% ces six derniers mois. Selon Bernard Cazeneuve, ils sont 285 actuellement. Et peut-être bientôt plus de 400. Ses services estiment que 120 personnes sont en ce moment en transit vers la Syrie.

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