France

France: vaste opération antiterroriste à Strasbourg

Des unités d'élite de la police escortent une des personnes interpellées à Strasbourg. 13 mai 2014.
Des unités d'élite de la police escortent une des personnes interpellées à Strasbourg. 13 mai 2014. Reuters/Vincent Kessler
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Plusieurs personnes ont été interpellées ce mardi matin et six, parmi elles, ont été placées en garde à vue à l'issue d'une vaste opération antiterroriste à Strasbourg, dans l'est de la France. Ces six jeunes hommes sont soupçonnés de s’être rendus en Syrie fin 2013 pour participer au conflit qui oppose l'armée syrienne à des insurgés opposés au pouvoir de Bachar el-Assad.

Publicité

Les policiers sont intervenus au petit matin dans le quartier de Meinau, dans le sud de Strasbourg. Une opération menée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), appuyée par le Raid et le GIPN, des unités d'élite de la police. Et au bout du compte, 6 personnes ont été placées en garde à vue. Dans les heures qui ont suivi l'opération, les informations disponibles étaient encore limitées.

Il semblerait que ces jeunes soient revenus en France il y a un mois et étaient surveillés depuis. Quels sont les éléments précis qui ont conduit aux interpellations de ce mardi matin ? Les autorités craignaient-elles un passage imminent à une action terroriste sur le sol français ? Des questions se posent également quant au nombre de personnes mises en cause. Le ministre de l'Intérieur a confirmé que six d’entre-elles ont été placées en garde à vue. Mais ils étaient 14 à s'être rendus en Syrie. L'un d'entre eux, au moins, est mort sur place. Mais qu’est-il advenu des autres ?

Bernard Cazeneuve, qui a fait une allocution ce mardi matin, depuis le ministère de l'Intérieur, n'a pas évoqué leur sort. Il a simplement souligné que cette opération est une « nouvelle démonstration de la détermination totale du gouvernement à lutter de toutes ses forces contre le terrorisme et l'embrigadement des jeunes dans la radicalisation violente ». L' intervention du ministre de l'Intérieur avait surtout pour but d'afficher la détermination et la satisfaction du gouvernement. En effet, cette action a été menée par la Direction Générale des Services Intérieurs, la DGSI, un service officiellement né, hier. La DGSI succède en fait à la DCRI, la Direction Centrale de la Sécurité Intérieure mise en place par Nicolas Sarkozy et qui avait été assez vivement critiquée pour ne pas avoir empêcher Mohamed Merah, un Toulousain se revendiquant d'al-Qaïda, de passer à l'acte en 2012 tuant 7 personnes dans le sud-ouest de la France.

 → A (RE)LIRE: France: un numéro vert pour lutter contre le jihad

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail