France / Elections européennes

Elections européennes: face au FN, le PS veut limiter les dégâts

Le Premier ministre Manuel Valls délivre un discours lors du meeting électoral du 15 mai 2014 à Lille, lors de la campagne pour les élections européennes.
Le Premier ministre Manuel Valls délivre un discours lors du meeting électoral du 15 mai 2014 à Lille, lors de la campagne pour les élections européennes. AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Un nouveau sondage CSA pour BFM TV donne le Front National en tête en France, lors des élections européennes du 25 mai prochain. La montée du parti de Marine Le Pen et du vote sanction est la principale menace pour le PS, qui se mobilise pour limiter la casse.

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Il n'y a pas un meeting du Parti Socialiste sans une charge contre les dangers du vote Front National. Un Front National qui pourrait selon les sondages arriver en tête du scrutin, et espère ainsi pouvoir revendiquer le titre de premier parti de France. Après la claque des municipales, cela représenterait un nouveau choc pour le PS, au pouvoir depuis deux ans, de se voir relégué en troisième position. Certains évoquent un nouveau 21 avril, version élection européenne.

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Les ambitions limitées du PS

A la direction du PS, on ne veut pas croire un tel scénario. Et on espère que les derniers jours de la campagne vont permettre un sursaut. Mais on estime qu'avec 15 % des voix, on limiterait la casse. Une ambition plus que limitée qui montre bien le niveau des craintes.

Dans ce contexte, Manuel Valls a décidé de monter en première ligne en participant à plusieurs meetings, mais aussi en multipliant les annonces susceptibles de répondre aux attentes des mécontents. Comme les baisses d'impôt qui vont finalement bénéficier non pas à 600 000 mais à 1,8 million de ménages.

Remobiliser l’électorat socialiste

Le meeting de campagne à Lille auquel a participé Manuel Valls ce jeudi a été dénoncé  comme « clairement orienté contre le Front National », par Steeve Briois, secrétaire général du FN. Lors de ce meeting, le Premier ministre a soutenu que « la France ne doit pas donner l'image d'une force d'extrême droite qui arriverait en tête. Il en va de l'image et de la force de la France en Europe ».

Pour éviter une nouvelle déroute, l'objectif est de remobiliser le noyau dur de l'électorat socialiste déçu. Le nouveau Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, le concède : « On est complètement concentré sur notre électorat ». Puis il ajoute : « J'espère qu'il ne nous manquera pas une semaine de campagne ».

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