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France / Russie

France: à Saint-Nazaire, l'accueil houleux des marins russes

Le BPC «Vladivostok» a fait des essais en mer en mars 2014.
Le BPC «Vladivostok» a fait des essais en mer en mars 2014. AFP PHOTO / FRANK PERRY
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Une cinquantaine de personnes ont manifesté à Saint-Nazaire pour que la France renonce à vendre à la Russie les deux porte-hélicoptères construits par les chantiers navals STX et DCNS, sur fond de tensions en Ukraine.

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Symboliquement, la cinquantaine de militants pro-ukrainiens, dont la plupart venus de Paris, ont choisi de se rassembler au pied du Vladivostok, l’un des deux navires destinés à la Russie. Drapeaux ukrainiens en main, souvent vêtus de bleu et de jaune, ils dénoncent l’arrivée de 400 marins russes qui viennent se former au maniement des deux bâtiments en construction au chantier STX.

Pour les manifestants, il est inconcevable de respecter le contrat d’1,2 milliards signé en 2011. La crise ukrainienne et l’annexion de la Crimée sont passées par là. Nathalie Pasternak, la présidente du comité représentatif de la communauté ukrainienne en France, réclame « au gouvernement français de ne pas livrer ce bateau et de trouver d’autres acheteurs ou d’autres acquéreurs, en faire autre chose qu’une arme de guerre qui va servir aux Russes en Ukraine. Et pas seulement en Ukraine. Les Baltes sont très inquiets. Poutine, avec un bateau comme ça, il ira encore plus vite, rien ne peut l’arrêter. »

La France devra décider en octobre si elle maintient la livraison du premier bâtiment. La Russie a déjà fait savoir qu’une rupture du contrat entraînerait de lourdes pénalités financières.

Deux équipages à former

Les 400 marins russes, arrivés lundi matin de bonne heure, représentent deux équipages. Ils doivent apprendre comment manœuvrer et utiliser leurs futurs BPC. Une formation qui doit durer jusqu'à l'automne et pendant laquelle ils logeront à bord du navire qui les a transportés en France, le Smolny.

Ce dernier est entré dans le port de Saint-Nazaire, tracté par des remorques français pour être amarré aux côtés du Vladivostok, le futur BPC russe. Les journalistes présents ont pu apercevoir les militaires russes à travers les hublots.

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