France

Catastrophe de Brétigny: un an après, un rapport accable la SNCF

Le train accidenté dans la gare de Brétigny-sur-Orge, le 12 juillet 2012.
Le train accidenté dans la gare de Brétigny-sur-Orge, le 12 juillet 2012. AFP/KENZO TRIBOUILLARD
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Près d'un an après la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge qui avait fait sept morts et des dizaines de blessés, c'est un nouveau rapport sur l'accident qui est rendu public ce lundi. Un rapport judiciaire au vitriol à la suite de l'enquête qui a été ouverte pour homicides et blessures involontaires. Il évoque un « état de délabrement jamais vu ». Des accusations que la SNCF dément.

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Dans ce rapport, les experts ont recensé plus de 200 anomalies ayant entraîné l'accident.
Eric Lallement, le procureur de la République d'Evry, a présenté ce lundi leurs conclusions. Des problèmes de maintenance sont les premières causes du drame : « Les experts indiquent que le suivi et la traçabilité des évènements et interventions ont révélé sur ce point essentiel de très nombreuses lacunes. »

Eric Lallement

Des affirmations que ne conteste pas Guillaume Pepy, le patron de la SNCF : « La SNCF manifeste sa responsabilité dans cet accident. Nous ne contestons en rien ce qu'a dit le procureur de la République, pour une raison simple : il a en main des rapports que nous n'avons pas. »

En revanche, lorsqu'on évoque « un état de délabrement jamais vu » comme l'écrivent les experts, il n'est plus du tout d'accord. Il tient à pointer les nombreux efforts de la SNCF en matière de sécurité : cinq milliards d'euros dépensés par an, plus de 34 000 agents de maintenance, un dispositif renforcé depuis le drame de Brétigny : « Le réseau ferroviaire français est sûr. Il est entretenu, vérifié, surveillé, y compris par des experts indépendants. »

Ce samedi, à l'occasion du premier anniversaire de la catastrophe, les associations de victimes se retrouveront en gare de Brétigny pour un moment de recueillement. Sur place, les usagers sont irrités, et certains comme Louis, 42 ans, pensent savoir d'où vient le problème :

« Il ne faut faire qu'un réseau, qu'une seule société, et que l'Etat reprenne un peu de pouvoir car plus ça va, plus ils perdent de pouvoir au niveau de l'entretien. Avant, la SNCF, c'était un service, maintenant, c'est une société. Du bénéfice, du bénéfice, du bénéfice... »

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