France / Gaza

A Marseille, colère face aux souffrances de Gaza

Des Palestiniens fouillent les décombres d'une mosquée détruite lors d'un raid israélien à Nuseirat, dans la bande de Gaza, le 12 juillet 2014.
Des Palestiniens fouillent les décombres d'une mosquée détruite lors d'un raid israélien à Nuseirat, dans la bande de Gaza, le 12 juillet 2014. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

En réaction aux frappes israéliennes à Gaza, une manifestation à Marseille a réuni près de 4000 personnes ce samedi après-midi. Les organisateurs de Génération Palestine n’en revenaient pas : jamais ils n’avaient mobilisé autant de monde. Le cortège était extrêmement remonté, à l’heure où le bilan des morts ne cesse de s’alourdir.

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Avec notre correspondant à Marseille, Stéphane Burgatt

« Par ma chair et par mon sang, je t’aime Gaza. » C'est ce que scandaient des jeunes femmes dans les rues de Marseille samedi après-midi. Comme elles, plusieurs milliers de manifestants ont fait route vers le consulat israélien au rythme des chants et des discours hostiles. « Ce n'est pas une guerre que de tuer des femmes et des enfants, c'est du terrorisme », s'écrie un homme.

Un cortège imposant et bruyant, bien au-delà des espérances des organisateurs. Abdel Samat, de Génération Palestine, se dit très inquiet de l’imminence d’une offensive terrestre de l’armée israélienne. « On suit la situation de près, nous sommes en contact avec les Palestiniens de Gaza, explique-t-il. Si l'offensive militaire prenait une envergure plus importante, ca nous inquièterait par rapport aux civils. Nous appelons à une paix durable et ce n'est pas le chemin que prend le gouvernement israélien. »

Les manifestants ont également dénoncé l’attitude de l’Elysée. Sabrina explique ainsi ce qu'elle attend du président français et qu'elle qualifie de courage politique : « En des moments de meurtres, que ce soit pour le peuple palestinien ou pour tout autre peuple, j'attend de mon président d'avoir un discours de soutien ! »

Le cortège n’a pas pu arriver jusqu’au consulat israélien, protégé par des cordons de CRS. Les organisateurs de cette manifestation promettent de multiplier ce genre d‘opérations tant qu’un cessez-le-feu n’aura pas été signé.

→ A (RE)LIRE : Le jour le plus meurtrier depuis le début de l'offensive

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