France

Projet d'attentat de Mehdi Nemmouche: début de polémique en France

Dans son édition datée du 8 septembre, le quotidien «Libération» affirme que le jihadiste Mehdi Nemmouche projetait de perpétrer un attentat le 14 juillet.
Dans son édition datée du 8 septembre, le quotidien «Libération» affirme que le jihadiste Mehdi Nemmouche projetait de perpétrer un attentat le 14 juillet. http://liberation.fr
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Un début de polémique est apparu en France après les révélations du journal Libération quant au projet d'attentat le 14 juillet de Mehdi Nemmouche. Lundi, le parquet de Paris a déclaré ne rien savoir, puis en début d'après-midi le ministre de l'Intérieur est à son tour intervenu pour opposer un démenti formel aux informations de Libération.

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Pour Bernard Cazeneuve, les révélations de Libération sont tout simplement de « fausses informations ». Alors le premier flic de France appelle à faire preuve de responsabilité. « Il ne faut pas se tromper », dit-il encore. L'objectif des terroristes n'est pas seulement de massacrer, il est aussi de saper nos démocraties par la peur. »

Mais du côté de Libération, on n'est visiblement pas très impressionné par les haussements d'épaules du ministre. Patricia Tourancheau, l'auteure des révélations, persiste et signe. Mehdi Nemmouche, celui qui, en Syrie, se faisait appeler Abou Omar, se serait targué devant les otages de vouloir faire cinq fois Merah au défilé du 14-Juillet. C'est ce qui ressort, soutient la journaliste, d'un débriefing d'un des ex-otages par les services de renseignement, après l'arrestation du jihadiste le 30 mai dernier.

Mais il y a en France plusieurs services de renseignements, et le ministre de l'Intérieur, lui, n'en contrôle qu'un : la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). L'un de ces services a-t-il était tenté, alors que Nemmouche n'était plus une menace, de ne pas faire remonter l'information ? Ce n'est pas impossible. Dans le monde du renseignement, les rivalités et les intérêts divergents existent aussi.

Le ministre de l'Intérieur déteste ne pas être au courant de certaines choses, je le comprends.

Patricia Tourancheau

En déplacement à Tunis, Manuel Valls a été interrogé sur les révélations de Libération. Le Premier ministre a appellé à la prudence sur ce type de questions car des vies sont en jeu. Mais il a confirmé l'existence d'un danger terroriste en France.

Nous savons le danger potentiel, réel, concret, que représentent ces individus, pour un projet mortifère,combattre en Syrie ou en Irak. Et leur retour peut être mortel.

Premier ministre

 

 

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