France

France: ouverture du procès Xynthia, 5 ans après la tempête

Après le passage de Xynthia, à L'Aiguillon-sur-Mer, le 3 mars 2010.
Après le passage de Xynthia, à L'Aiguillon-sur-Mer, le 3 mars 2010. AFP

Près de cinq ans après le passage de la tempête Xynthia sur les côtes de Vendée, dans l'ouest de la France, la justice va tenter à partir de ce lundi de mettre en lumière les erreurs qui ont conduit à la mort de 29 habitants de la commune de la Faute-sur-Mer. Leurs maisons étaient situées dans des zones qui auraient dû être inconstructibles.

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La Faute-sur-Mer : petite commune littorale blottie sur une langue de terre entre l'océan Atlantique et l'estuaire du Lay. Le long de ce fleuve côtier, des terrains agricoles, situés sous le niveau de la mer et protégés par une digue se sont au fil des ans mués en zone pavillonnaire, des résidences dites de cuvettes, une zone classée rouge donc inconstructible. Une zone néanmoins devenue un paradis, notamment pour retraités...

Dans la nuit du 28 février 2010, la cuvette va devenir un enfer. Une forte marée et des vents violents engendrés par la tempête provoquent la submersion de la digue. L'eau s'engouffre, le piège se referme sur les résidents qui n'avaient pas été alertés.

Plus de 120 victimes sont attendues ce 15 septembre, face à elles cinq prévenus dont le maire de la commune René Marratier. Absence de prévention des risques, permis de construire illégaux, défaut d'alerte, les charges retenues sont lourdes.

Ce procès doit avoir une valeur exemplaire, souligne l'ancienne ministre Corinne Lepage, avocate des parties civiles, qui milite pour qu'en dépit de la pression immobilière, le littoral soit définitivement rendu à l'océan.

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