France

Hollande veut repousser l’objectif des 3% de déficit public à 2017

Le président français, François Hollande, lors de sa conférence de presse semestrielle ce jeudi 18 juillet.
Le président français, François Hollande, lors de sa conférence de presse semestrielle ce jeudi 18 juillet. REUTERS/Christian Hartmann

Droit dans ses bottes, le président français ne compte pas mettre un terme aux réformes économiques engagées par son gouvernement. François Hollande l'a redit ce jeudi 18 septembre lors sa conférence de presse semestrielle. Il s'est toutefois voulu rassurant : pour lui, il n'est pas question d'augmenter les prélèvements.

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La France doit retrouver sa compétitivité. C'est l'objectif premier du chef de l'Etat qui a défendu une nouvelle fois le pacte de responsabilité et de solidarité mis en place par son gouvernement. Même si, a reconnu François Hollande, les résultats tardent à venir. En cause, la faible croissance et la menace de déflation qui pèse sur l'Europe. Un scénario qui remet en cause les engagements de Paris à un retour sous la barre des 3% du déficit public en 2015.

Qu'importe, le président français compte demander à ses partenaires européens, au premier rang desquels l'Allemagne, un délai supplémentaire de deux ans. Son argument : la France ne peut pas à la fois rétablir sa compétitivité et ses comptes publics. Une chose est sûre, Paris « ne fera pas davantage » que les 50 milliards d'économies votés par le Parlement, a assuré François Hollande afin justement de ne pas mettre en péril un retour de la croissance. Le chef de l’Etat a également écarté fermement l'idée d'une hausse de la TVA et d'une augmentation de l'impôt sur le revenu.

La clé, c'est l'investissement. L'enjeu pour la France, c'est de rattraper son retard de compétitivité

François Hollande

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