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France

François Hollande en déplacement sur le thème de l’autisme

François Hollande, le 9 septembre 2014 à l'Elysée, à Paris.
François Hollande, le 9 septembre 2014 à l'Elysée, à Paris. Reuters/Christian Hartmann
Texte par : Alice Pozycki
4 mn

Le président de la République s'est rendu jeudi 9 octobre à Angoulême, dans le centre-ouest de la France, pour faire le point sur l’avancée du troisième plan autisme. Lancé en mai 2013, ce dernier vise à améliorer la prise en charge de ce handicap en France.

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François Hollande n’avait pas effectué de visite en province depuis celle, pluvieuse, de l’île de Sein le 25 août, lors des commémorations de la Libération. Pour ce retour, le président de la République a choisi le thème de l’autisme, un an et demi après le lancement du troisième plan autisme. Il s'est rendu à Angoulême, dans un centre d’action médico-sociale et dans une nouvelle unité d’enseignement en maternelle, destinée aux enfants autistes âgés de trois à six ans.

Quelques avancées dans la prise en charge

Avec 205 millions d’euros de budget, ce troisième plan autisme est le plus conséquent (121 millions d’euros pour le premier, 187 pour le deuxième). C’est également le plus long à mettre en œuvre ; il est étalé sur quatre ans, de 2013 à 2017.

Un an et demi après son lancement, certaines promesses ont été tenues. Le plan prévoyait la création d’une unité d’enseignement en maternelle par académie à la rentrée 2014, un engagement respecté. C’est d’ailleurs dans l’une de ces nouvelles unités d’enseignement en maternelle que le président de la République se rend ce jeudi. A terme, le plan prévoit la création d’une unité d’enseignement maternelle par département.

Autre priorité de ce plan, le renforcement du repérage et du diagnostic précoce de l’autisme. En France, le diagnostic d’autisme est en moyenne posé à cinq ans et demi, soit bien plus tard que les 36 mois recommandés par la Haute Autorité de santé (HAS).

Le troisième plan autisme prévoit donc l’amélioration des réseaux de diagnostic, en accordant notamment 310 postes aux centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP), et aux centres médicopsychopédagogiques (CMPP).

Un plan qui ne fait pas l’unanimité

L'élaboration du plan s’est faite en concertation avec les associations et les familles. Pour autant, certaines voix se sont élevées pour dénoncer le manque de moyens accordés aux méthodes comportementalistes innovantes.

« Ce plan renforce un système que les parents fuient déjà », souligne M’Hammed Sajidi de l’association Vaincre l’autisme. Il y a quelques mois, l’association a d’ailleurs déposé un recours devant le Conseil d’Etat, estimant que ce plan réservait une trop grande place à la prise en charge psychiatrique.

Certaines familles soulignent un « décalage » entre les propositions annoncées et la réalité du quotidien. Maryna Zholud est maman d’un adolescent autiste déscolarisé. « On m’impose un institut médico-éducatif, mais il n’y aucune instruction là-bas ! Mon fils a besoin de côtoyer d’autres enfants, pas uniquement des enfants handicapés comme lui. Il a besoin d’aller dans un collège ordinaire, ce qu’on lui refuse », s’indigne-t-elle.

La France a été condamnée plusieurs fois par le Conseil de l’Europe pour son faible taux de scolarisation des enfants autistes. Le pays a été épinglé une première fois en 2003, puis une seconde en février dernier, car 20% des enfants autistes sont scolarisés aujourd’hui en France. Un chiffre deux fois plus important qu’il y a dix ans, mais jugé encore insuffisant par le Conseil de l’Europe.

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