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France / Climat

Intempéries dans le sud de la France: quelles conséquences ?

Un panneau « route barrée » indiquant que la rue ne peut plus être pratiquée en raison des fortes intempéries qui ont frappée le Gard, le 10 octobre 2014.
Un panneau « route barrée » indiquant que la rue ne peut plus être pratiquée en raison des fortes intempéries qui ont frappée le Gard, le 10 octobre 2014. AFP/Sylvain Thomas
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Les conditions météo se sont calmées ce lundi 13 octobre dans le sud-est de la France, après un week-end une nouvelle fois très pluvieux. Mais ces déluges à répétition ne sont pas sans laisser de traces.

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Si la région est habituée aux automnes pluvieux, on peut sans doute déjà dire que celui de l’automne 2014 restera dans les mémoires. Depuis le 1er septembre, il y a déjà eu quatre épisodes de pluies intenses, où, à chaque fois, il est tombé plus de 200 millimètres d’eau en quelques heures, l’équivalent de ce qu’il tombe normalement en plusieurs mois.

L’une des principales conséquences, ce sont bien sûr les crues. La répétition des orages a gorgé le sol d’eau, à tel point que celle-ci ne peut que ruisseler et gonfler les cours d’eau. Une situation qui pourrait s’aggraver si de nouvelles pluies survenaient dans les prochains jours.

Une mer Méditerranée plus chaude

Ce qui frappe particulièrement cette année, c’est la répétition de ce phénomène. En général, les orages qui frappent le sud-est de la France se sont formés en Méditerranée, avant d’être soufflés par les vents en direction des côtes. La différence entre l’automne 2014 et les précédents vient en fait de la mer elle-même, et notamment sa température. Celle-ci est en effet de 25° actuellement ; c’est deux degrés de plus que la moyenne des dix dernières années.

En conséquence, l’évaporation se fait plus rapidement et plus fortement. Des masses d’air humide plus importantes se déplacent donc vers les côtes, où elles se transforment alors en précipitations. Quant à la cause de ce réchauffement de la Méditerranée, elle n’est pas clairement établie. On pense bien sûr au réchauffement climatique, mais une multitude de facteurs différents peuvent avoir un impact sur ce processus. 2014 ne peut donc être qu’une « mauvaise année » comme il y en a eu d’autres par le passé, à l’image de 2002. Cependant, si ce phénomène venait à se prolonger, les conséquences pourraient être plus graves. En effet, si une mer à 25° favorise la formation d’orages, une mer à 26° peut, elle, faire apparaître des ouragans, aux conséquences bien plus fâcheuses.

Des conséquences parfois dramatiques

En attendant d’y voir plus clair, les habitants du sud-est de la France s’habituent à vivre avec ces déluges et ces alertes météo à répétition. Les dégâts humains et matériels qu’ils entraînent peuvent même se révéler dramatiques. Si l’épisode du week-end dernier n’a pas fait de victimes, celui des 17 et 18 septembre avait pris la vie de six personnes. D’orages grêleux responsables également de la destruction de champs agricoles, aux inondations emportant avec elles routes et ponts, les conséquences peuvent être terribles.

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