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France

Barrage de Sivens: une réunion pour rien?

Manifestation contre le barrage de Sivens, le 27 octobre 2014 à Albi.
Manifestation contre le barrage de Sivens, le 27 octobre 2014 à Albi. REUTERS/Regis Duvignau
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Hier, mardi 4 novembre, Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, a réuni l’ensemble des parties prenantes dans le dossier du barrage de Sivens. A la sortie de cette réunion, la ministre l’a assuré : « Un ouvrage sera bien construit », mais probablement pas celui correspondant au barrage d’origine. Les solutions alternatives seront étudiées. Une annonce, qui n’a pas vraiment convaincu les acteurs de ce projet.

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Plus de deux heures de tour de table, ce mardi soir au ministère de l'Ecologie, entre les tenants et les opposants d'un barrage dans le Tarn, à Sivens. A l’issue de la réunion, Ségolène Royal se félicite d’un dialogue renoué, mais les élus du Conseil général du Tarn, eux, font plutôt grise mine : « La réunion de tout à l’heure a simplement été un tour de table, qui a permis aux uns et autres d’exprimer leurs positions. Pas plus que ça… »

Pour un autre, « l’Etat intervient tout en n’intervenant pas, en disant que tout compte fait, la décision finale appartiendra au Conseil général, ce que nous disons depuis le début. La logique est enclenchée mais personne aujourd’hui ne me dit : on arrête, on n’arrête pas, on suspend. Si vous voulez un langage sincère vrai du fond du cœur... là, c'est un coup d’épée dans l’eau. »

Une discussion attendue de pied ferme

Mais cette discussion, les associations environnementales l’attendaient de pied ferme. Ben Lefetey est porte-parole du collectif Testet : « Nous n’avions pas de dialogue avec le Conseil général depuis plus d’un an, la ministre a enfin relancé le dialogue entre les gens et c’est bienvenu, c’est ce qui a manqué et qui a créé autant de tension. »

Aujourd’hui le dialogue semble ouvert mais la question de l’occupation du site reste en suspens. Ségolène Royal souhaite l’évacuation du terrain occupé, tout comme la maire de la commune, mais les zadistes ont fait savoir qu’ils ne quitteront le chantier qu’en cas d’abandon du projet.

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