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France / Droits des femmes

France: un nouveau type de main courante pour les femmes violentées

La garde des Sceaux Christine Taubira, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine, dans un commissariat du XIe arrondissement parisien, le 25 novembre 2014.
La garde des Sceaux Christine Taubira, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine, dans un commissariat du XIe arrondissement parisien, le 25 novembre 2014. ELIOT BLONDET / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

Grosse opération de communication ce mardi 25 novembre dans le commissariat du 11e arrondissement de Paris. La garde des Sceaux, le ministre de l'Intérieur mais aussi la ministre de la Santé et le procureur de Paris étaient réunis en cette journée nationale de lutte contre les violences faites aux femmes. L’objectif, présenter un nouveau type de main courante que les femmes pourront déposer auprès des commissariats et qui donnera lieu non pas à des poursuites mais à un suivi.

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S'assurer qu'aucune femme violentée ne soit oubliée, même si elle ne porte pas plainte contre son agresseur, c'est le but de cette nouvelle main courante pour les femmes victimes de violences.

Un changement déterminant comme l'explique François Molins, procureur de Paris : « C’est l’assurance pour celles qui ne veulent pas déposer plainte qu’il y ait une réponse et un suivi même s’il n’y a pas de procédure. Ce suivi va se traduire de deux façons : il y aura une convocation du mis en cause dans les 48h au commissariat pour l’avertir des conséquences de la réitération des faits, ça c’est pour le volet pénal. Et pour le volet social, la transmission d’informations et de renseignements aux intervenants sociaux du commissariat pour avoir un suivi de la victime et l’orienter vers les associations, les structures qui sont en mesure de lui apporter de l’aide. »

Et pour cette femme de la brigade locale de protection des familles, c'est aussi un message fort envoyé aux hommes violents :

« Maintenant tout le monde saura qu’il y a des suites aux mains courantes. Elles sont vraiment prises en charges par les effectifs sensibilisés sur le sujet et qui ont des partenaires qui vont pouvoir intervenir, si à notre niveau on ne peut pas parce que la victime ne souhaite vraiment pas donner de suites. Avec ces partenaires, elle ne sera pas laissée pour compte, elle sera aidée par une association qui peut-être la ramènera jusqu’à nous. »

Aujourd'hui, dans chaque commissariat en France, il y a au moins un référent formé pour prendre en charge les femmes victimes de violences.

→ A (RE)LIRE : L'écoute, outil de prise en charge des femmes victimes de violences

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