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France

Mort de Rémi Fraisse: l’enquête blanchit les forces de l’ordre

Des policiers font face à une manifestation à Toulouse, suite à la mort de Rémi Fraisse, le 22 novembre.
Des policiers font face à une manifestation à Toulouse, suite à la mort de Rémi Fraisse, le 22 novembre. AFP PHOTO/PASCAL PAVANI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après le décès de Rémi Fraisse, tué par une grenade offensive lancée par un gendarme, sur le site du barrage contesté de Sivens dans la nuit du 25 au 26 octobre dernier, le ministre de l'Intérieur avait commandé une enquête administrative. Elle a livré ses conclusions, mardi 2 décembre. Et elle blanchit les forces de l'ordre.

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Si l'IGPN est la police des polices, l'IGGN est le gendarme de la gendarmerie. Et elle travaille sans contrôle, a assuré son chef, le général Pierre Renault, lors d'une conférence de presse ce mardi 2 décembre : « L’inspection générale de la gendarmerie est un service particulier. Les textes l’ont voulu ainsi pour préserver, affirmer que l’inspection générale de la gendarmerie conduit son action de façon autonome et impartiale. »

Pendant plus d'un mois, l'IGGN a analysé les opérations de maintien de l'ordre réalisées cette nuit-là. Et au terme de son enquête, elle estime que tout s'est déroulé selon les règles en vigueur. « En l’état des informations recueillies au cours de cette enquête et au plan strictement administratif, je ne dispose pas d’éléments permettant de caractériser une faute professionnelle », a affirmé le général Renault.

Quant à savoir pourquoi les autorités ont attendu 48 heures avant de dévoiler les raisons de la mort de Rémi Fraisse, le général répond que les premiers examens n'étaient pas concluants. « Ce ne sont que les résultats des échantillons transmis au Lips [le Laboratoire d’investigation de la police scientifique, ndlr] de Toulouse, le mardi qui permettront d’affirmer eux dans la blessure, il n’y a pas d’autres traces d’explosifs que du TNT », détaille le général.

Un élément « capital » selon les mots du général Renault, car certains responsables politiques réclamaient la démission du ministre de l'Intérieur, l'accusant d'avoir tenté de dissimuler la vérité.

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