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France/Russie

L’escale de François Hollande à Moscou minutieusement préparée

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue français François Hollande lors de leur rencontre à l'aéroport international Vnukovo de Moscou, le 6 décembre 2014.
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue français François Hollande lors de leur rencontre à l'aéroport international Vnukovo de Moscou, le 6 décembre 2014. REUTERS/Alain Jocard

L'étape surprise de François Hollande en Russie, à son retour de voyage au Kazakhstan, était prévue depuis longtemps. Le président s'est arrêté à Moscou pour évoquer avec son homologue russe Vladimir Poutine le brulant dossier ukrainien. C'était la première visite d'un dirigeant occidental en Russie depuis le début de la grave crise ukrainienne. Il s'agit d'un coup de théâtre diplomatique soigneusement préparé.

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Avec notre envoyée spéciale à Moscou, Anissa el-Jabri

Le rendez-vous était envisagé depuis plusieurs semaines, depuis l'entretien entre les deux présidents au G20 de Brisbane en Australie. Au lieu de survoler la capitale russe au retour du Kazakhstan François Hollande s'est donc posé à Moscou. Le maître du Kremlin a accueilli son homologue avec le sourire quand la nuit glaciale commençait à tomber.

Après deux heures d'entretien sous le signe d'une certaine détente, François Hollande s'est félicité face à la presse. « C'est important quand il y a des moments de crise que la France soit à l'initiative. Elle l'a été et elle sera toujours parce que le rôle de la France c'est de chercher des solutions. Et c'est d'éviter que des problèmes puissent dégénérer. Aujourd'hui, je voulais, avec le président Poutine, envoyer un message qui est celui de la désescalade. Et aujourd'hui, elle est possible. »

François Hollande, médiateur en chef dans la crise ukrainienne

C’est le nouveau rôle que François Hollande veut endosser. Le président dépeint une France qui prend ses responsabilités partout : au Mali, en République centrafricaine, au Moyen-Orient et désormais à l'Est. L'optimiste, François Hollande veut le croire. Il a choisi le bon moment pour sa rencontre avec Vladimir Poutine, un maître du Kremlin à la tête d'un pays entré en récession, isolé sur la scène internationale. Le si rare sourire du président russe en disait long samedi sur sa satisfaction à voir un dirigeant occidental enfin poser le pied en Russie. Il s'agit d'une forme de détente affichée et au final de signaux d'ouverture. 

Vladmir Poutine a même évoqué l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Pour François Hollande, une étape a été franchie. Un cessez-le-feu est annoncé pour les prochains jours. Les précédents n'ont pas été respectés. Alors, François Hollande est prudent et dit « attendre quelques résultats favorables dans les prochains jours. (...) Si le cessez-le-feu annoncé pour ses prochains jours se confirme alors nous pourrons aller plus loin, a-t-il dit. Mais, s'il y a encore des morts (…) nous en prendrons acte. »

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