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France, Politique française, Manuel Valls

Manuel Valls: «Je ne suis pas un déserteur»

Le Premier ministre Manuel Valls sur le plateau de France 2, le 7 décembre 2014.
Le Premier ministre Manuel Valls sur le plateau de France 2, le 7 décembre 2014. France 2

Le Premier ministre Manuel Valls était l'invité du journal de 20h de France 2, ce dimanche 7 décembre. Un entretien durant lequel il a assuré vouloir aller « au bout de son mandat » et « exercer pleinement cette responsabilité ». Pacte de responsabilité, 35 heures, travail dominical, retour de Nicolas Sarkozy à l'UMP : retrouvez les principales déclarations de Manuel Valls. 

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Manuel Valls l'a dit dès les première minutes : pas question pour lui de quitter Matignon. Son objectif ? Poursuivre sa tâche jusqu'à la fin du quinquennat. Le Premier ministre a même ajouté : « c'est ce que nous avons convenu avec le président de la République. » Une manière de lier son sort à celui de François Hollande et de dire que si le pacte était rompu, cela ne serait pas son fait. Une réponse aussi à tous ceux qui le soupçonnent de préparer une sortie anticipée pour des raisons carriéristes. Mais peut-être également une manière de s'entourer d'un bouclier alors que des épreuves difficiles l'attendent en 2015, notamment deux élections à haut risque et un congrès du Parti socialiste.

Manuel Valls a mis en avant sa loyauté à François Hollande, tout en se présentant un peu comme son égal : « nous gouvernons ensemble », a-t-il déclaré. Il a réaffirmé sa volonté de réformer, par exemple sur le travail du dimanche qui figure dans la loi Macron, mais sans brusquerie, en plaidant pour le compromis. Bref, il a tenté d'apparaître calme et posé. Même sur Nicolas Sarkozy, il ne s'est pas laissé emporter par l'envie d'en découdre. Comme s'il voulait montrer sa différence avec celui auquel on le compare souvent.

Les principales déclarations

MatignonManuel Valls a déclaré être à Matignon « pour assumer les responsabilités » de Premier ministre « jusqu'à la fin du quinquennat » de François Hollande en 2017. « Je veux exercer pleinement cette responsabilité qui est de servir mon pays et j'irai jusqu'au bout tant que j'ai la confiance du président de la République, le soutien de la majorité, la capacité de changer le pays », a affirmé le chef du gouvernement, interrogé à propos des rumeurs d'un départ de Matignon dans les prochaines semaines.

Pacte de responsabilité. Ecartant les propos de son ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, qui avait parlé d'« échec » du pacte de responsabilité, Manuel Valls s'est dit « convaincu que le pacte de responsabilité sera une réussite. Six accords sont déjà passés (dans les branches, ndlr), d'autres sont possibles », comme dans le bâtiment et dans la banque. « J'espère qu'avant la fin de l'année, plus de la moitié des salariés seront concernés », a expliqué le chef du gouvernement qui a affirmé que l’objectif était de « préserver l’emploi, créer de l’emploi et former les salariés et notamment les jeunes ».

« Je crois au rôle des entreprises, a-t-il encore affirmé. Mais pour retrouver de l’emploi, il faut que les entreprises retrouvent des marges. Les entreprises sont beaucoup moins compétitives aujourd'hui, nous avons perdu du terrain, mais nous rattrapons notre retard, en baissant le coût du travail et les charges. » Demandant au patronat « d'être, comme chacun d'entre nous, à la hauteur des responsabilités », il confirme une « baisse des charges pour les entreprises de 10% au 1er janvier 2015 ».

Aéroport de Toulouse. « Il va rester majoritairement dans les mains des collectivités
territoriales et de l'Etat
 », a rappelé Manuel Valls. « Il faut assumer que nous vivons dans une économie ouverte et, en même temps, nous préservons bien sûr nos intérêts
fondamentaux. Ce que nous faisons pour un aéroport, nous ne le ferons évidemment pas dans d'autres filières, je pense par exemple au nucléaire.
 »

35 heures et travail dominical. Si Manuel Valls a affirmé qu’il n’allait pas revenir sur les 35 heures, il a par contre confirmé que le projet de loi sur la croissance et l’activité d’Emmanuel Macron, qui doit être présenté mercredi prochain en Conseil des ministres, comprendrait la possibilité de passer de cinq à douze dimanches travaillés dans l’année.

L'opposition. Interrogé par Laurent Delahousse sur le retour de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP, principal parti de l'opposition, Manuel Valls a indiqué n'en avoir « pas compris le sens, à part un sentiment de revanche ». Il a par ailleurs dit qu'il ne serait « pas impossible de travailler avec Alain Juppé [UMP] » car « nous pouvons nous retrouver » sur les « questions de défense ou de politique étrangère. C'est d'ailleurs déjà le cas. »

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