France: Nicolas Sarkozy veut contrer la poussée du FN

Nicolas Sarkozy, le 29 novembre.
Nicolas Sarkozy, le 29 novembre. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Nicolas Sarkozy réunissait samedi 13 décembre à Paris une centaine de cadres de l’UMP, après son élection et la mise en place de l’organigramme complet du parti. Le président de l’UMP veut «une armée de militants» pour en faire «le parti le plus moderne de France» et désigne le Front national.

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Le danger Front national, Nicolas Sarkozy en a bien conscience, lui qui avait dominé la présidentielle de 2007 en siphonnant les voix de Jean-Marie Le Pen. Cinq ans plus tard, il ne peut contenir la poussée de sa fille, Marine Le Pen.

Dans ces conditions, Nicolas Sarkozy tient à rappeler la règle en vigueur depuis des années à l'UMP - une règle pourtant contestée par une majorité de militants : pas d’accord électoral avec le FN, même au plan local. Ceux qui sont contre n’ont qu’à partir.

Aucun rapprochement électoral n’exclut pas une certaine porosité idéologique. Battre le FN sur son propre terrain. On l’a vu ces dernières semaines, Nicolas Sarkozy veut abroger le mariage pour les couples de même sexe, et il a ressorti son thème fétiche de l’identité nationale.

« L’UMP n’a qu’une seule ligne politique », dit-il : « occuper tout l’espace entre le PS et le FN ». Une ligne ? Plutôt plusieurs, à l’image du nouvel organigramme de l’UMP, qui donne la part belle autant au centre droit qu’aux représentants d’une ligne dure. Réussir l'alliance des contraires, le grand écart, ou la synthèse, c’est aujourd'hui la gageure des chefs des deux principaux partis en France, l’UMP, comme le PS.

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