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François Hollande a inauguré le musée de l'Immigration

Le président français François Hollande et le défenseur des Droits, Jacques Toubon, visitent le musée de l'histoire de l'immigration, à Paris le 15 décembre.
Le président français François Hollande et le défenseur des Droits, Jacques Toubon, visitent le musée de l'histoire de l'immigration, à Paris le 15 décembre. REUTERS/Yoan Valat/Pool
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le musée a ouvert ses portes en 2007, année de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Lui avait refusé d'y mettre les pieds au nom de l'identité nationale. François Hollande a voulu au contraire dire la reconnaissance de la France pour ses immigrés, donner une vision positive de l'immigration en France.

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C’était la volonté de François Hollande lors de l’inauguration de cette cité de l’immigration : « rendre aux immigrés la place qui leur revient dans leur récit national, de rendre justice à ceux qui venus en France pour libérer le pays ou tout simplement pour travailler ».

François Hollande a défendu une vision sereine de l'histoire de l'immigration en posant un regard positif sur ces hommes et ces femmes qui ont participé à a construction de la nation France. Un discours important, mais insuffisant pour les associations.

Pour Pierre Henry, directeur général de France terre d'asile, il s'agit d'« un discours intéressant, un discours sur la mémoire, un discours utile face aux différents populisme qui travaillent  notre pays, mais un discours qui vient bien tard, et qui n'est pas accompagné véritablement de moyens. »

Mais François Hollande a bien conscience que cette histoire, ce récit national, n’est pas le plus partagé par tous : « trop de compatriotes ne se sentent pas assez Français quand d’autres ne se sentent plus chez eux ». Le président évoque une double dislocation du pacte républicain qui porte atteinte au vivre ensemble. La faute à ceux qui jettent de l’huile sur le feu. François Hollande ne les nomme pas, mais Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen sont ceux par exemple qui veulent faire éclater Schengen. « C’est assez facile, dit-il. Schengen est la frontière de l’Europe (...) Faire éclater Schengen, faire disparaître Schengen, mais ça serait reculer, ça serait aboutir à rétablir des frontières, pays par pays. »

Mettre fin au fantasme

François Hollande lance un message de mobilisation alors que la lutte contre le racisme et l’antisémitisme vient d’être faite cause nationale. François Hollande dit qu'il faut reprendre le combat, répondre, ne rien laisser passer, mettre fin au fantasme. « L’immigration, rappelle François Hollande, c’est 200 000 personnes en France par an pas plus. » François Hollande avait fait du droit de vote des étrangers aux élections locales une promesse de campagne en 2012. Il acte son impuissance à faire modifier la Constitution. « Aux forces républicaines de prendre leur responsabilité », dit-il.

Pour Geneviève Jacques, présidente de la Cimade, c'est une promesse de trente ans. « On entend ce discours depuis Mitterrand en 1981, nous continuons à demander que cette question ne soit pas renvoyée au prétexte qu'on a pas les 3/5e, etc. Parce que ça, ça va durer tout le temps. Et qu'il s'agit d'une question qui a un pouvoir symbolique fort, de reconnaissance fort. »

En attendant, l’alternative c’est d’accélérer et favoriser l’acquisition la nationalité. Seule annonce de ce discours au musée de l’Immigration : la naturalisation de tous les étrangers de plus de 65 ans qui ont au moins un enfant Français.

→ à (re)lire aussi sur ce sujet la Revue de presse du jour avec à la Une : Le discours de François Hollande sur l’immigration

Là aussi, mieux vaut un langage de vérité, si l'on veut éviter les passions ou les illusions. Rien ne peu se faire sans une révision de la Constitution, ce qui suppose dans notre droit une majorité des 3/5e au Parlement, c'est à dire l'accord de toutes les forces républicaines. J'y suis pour ma part favorables, à elles de prendre leur responsabilité.

Intervention sur le droit de vote des étrangers aux élections locales

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