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Jeux olympiques

JO-2024: la concurrence s’étoffe face à la probable candidature de Paris

Thomas Bach, président du Comité international olympique, le 8 décembre 2014 à Monaco.
Thomas Bach, président du Comité international olympique, le 8 décembre 2014 à Monaco. REUTERS/Eric Gaillard
4 min

Alors que Paris n’est pas encore officiellement en lice pour l’organisation des Jeux olympiques 2024, d’autres pays ont déjà officialisé leur candidature. Après l'Italie et l'Allemagne, les Etats-Unis se sont déclarés. Outre cette concurrence externe, la capitale française devrait également affronter des adversaires sur son propre sol.

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Les choses se décantent autour des candidatures à l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2024. Après l’Italie et l’Allemagne, les Etats-Unis ont confirmé, le 17 décembre, leur intention de présenter la candidature d’une ville qui reste à désigner. A cette nouvelle déclaration pourraient venir s’ajouter celles de Bakou (Azerbaïdjan) et Doha (Qatar), battues dans la course aux JO-2020, ou encore celle de Durban ou du ticket Johannesburg-Pretoria pour l'Afrique du Sud. Et très probablement celle de Paris.

A l’image de l’Allemagne, qui n’a pas encore fait son choix entre Berlin ou Hambourg, les Etats-Unis vont mettre en concurrence plusieurs villes : Los Angeles, San Francisco, Boston et Washington. « Nous allons prendre notre temps et choisir la ville qui à notre avis aura la meilleure chance de gagner contre les autres villes candidates à travers le monde », a déclaré Larry Probst, président de l'USOC (Comité olympique américain). Chacune des villes américaines potentiellement candidates estime qu'il faudra 4 à 5 milliards de dollars pour accueillir les Jeux, sans compter les dépenses d'infrastructures. Dans un passé récent, les Etats-Unis ont accueilli les JO d'été en 1984 à Los Angeles et en 1996 à Atlanta. Ils ont aussi organisé les Jeux d'hiver en 2002 à Salt Lake City.

Avec cette nouvelle candidature, la bataille de 2024 s’annonce de plus en plus serrée. Pour Bernard Lapasset, président du Comité français du sport international (CFSI) chargé d'étudier la faisabilité d'une candidature de Paris, « il y aura une concurrence forte. Ce qu'a annoncé le CIO [Comité international olympique] à Monaco va pousser des tas de villes à proposer des candidatures diversifiées, personnalisées, originales ». Réuni début décembre à Monaco, le CIO a en effet décidé de rendre les JO plus flexibles, plus souples et moins coûteux.

Paris : entre envie et réticence

Paris ira, ira pas ? Si la décision n’est pas attendue avant janvier 2015, la tendance penche en faveur d’une candidature. Le mouvement sportif, mené par Denis Masseglia, président du CNOSF, et Tony Estanguet, triple champion olympique de canoë et membre du CIO, brûle d’y aller. La région Ile-de-France, qui serait une partie prenante importante eu égard à l’importance des infrastructures nécessaires pour accueillir l’événement, y est favorable. Le président de la République, François Hollande, s’est aussi déclaré publiquement pour. Il est jusqu’à Thomas Bach, président du CIO, pour encourager la capitale française : « Si Paris décide, si la France décide de présenter une candidature parisienne, ce serait une candidature très, très forte », a-t-il déclaré en marge de la dernière session olympique, début décembre.

Reste à convaincre les élus parisiens sans lesquels aucune candidature ne saurait être envisagée. Or, sur ce dossier, les réticences sont nombreuses. La maire, Anne Hidalgo, n’a jamais caché ses réserves, alors même que le Conseil de Paris a unanimement apporté son soutien, le 19 novembre, à une candidature de Paris pour l'organisation de l'Exposition universelle 2025. Organisation que d’aucuns jugent incompatible avec celle des JO un an plus tôt.

Dans une tribune publiée le 15 décembre sur le site Atlantico, l’opposition parisienne, par l’intermédiaire de Chantal Jouanno, sénatrice de Paris, rejette carrément l’organisation des Jeux en 2024. Mettant en avant un coût aussi élevé qu’incontrôlable et des retombées économiques incertaines, l’ancienne ministre des Sports estime que « nous n’avons pas les moyens de cette ambition » et que « François Hollande a fait preuve de légèreté en proposant la candidature de la France ».

Si Paris devait finalement postuler puis subir un nouvel échec, après les candidatures malheureuses aux Jeux de 2008 et 2012, la facture ne serait pas uniquement morale ou politique. Elle aurait aussi un coût, estimé à quelque 80 millions d’euros. Le prix à payer pour entrer dans la course… sans garantie de l’emporter. Le CIO décidera de l’attribution des JO-2024 à l’été 2017.
 

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