Accéder au contenu principal
France

L’éviction d’Éric Zemmour d’iTELE fait débat dans la classe politique

Eric Zemmour est connu pour ses propos polémiques. Ici, le 14 janvier 2011 au tribunal de Paris, où il comparaissait pour provocation à la haine raciale.
Eric Zemmour est connu pour ses propos polémiques. Ici, le 14 janvier 2011 au tribunal de Paris, où il comparaissait pour provocation à la haine raciale. AFP PHOTO / MARTIN BUREAU
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La chaîne d’information en continu iTELE a annoncé vendredi 19 décembre la fin de l’émission dans laquelle intervenait Éric Zemmour, suite à une nouvelle polémique. Son éviction fait débat dans la classe politique.

Publicité

Le communiqué d’iTELE est tombé hier soir : l’émission « Ça se dispute », dans laquelle intervenait Éric Zemmour, ne reprendra pas en janvier. Dans une déclaration au journal Le Monde, Céline Pigalle, la directrice de la rédaction de la chaîne d’information en continu déclare : « Nous sommes soucieux de respecter la liberté d'expression, nous avons toujours défendu Éric Zemmour ». « Mais aujourd'hui, confesse-t-elle, on a de moins en moins le sentiment qu'on peut débattre ».

L'entretien au journal italien Corriere della Sera ne passe pas. Cette interview réalisée au mois d'octobre et jusque-là passée inaperçue a été révélée ces derniers jours sur le blog de Jean-Luc Mélenchon. Éric Zemmour déclarait que les musulmans vivent entre eux, dans les banlieues, que les Français ont été obligés de les quitter, évoquant même une possible guerre civile.

Âgé de 56 ans, véritable bête médiatique abonnée aux talk-shows, connu pour ses positions radicales et déjà condamné pour incitation à la haine raciale, Éric Zemmour a toujours eu de nombreux détracteurs. Mais cette fois, cela dépasse la simple controverse. Ce matin, SOS Racisme s'est félicité de la décision d'iTELE. L’association appelle désormais RTL et le Figaro à cesser aussi leur collaboration avec le polémiste.

Marine Le Pen dénonce une « censure détestable »

De son côté, la classe politique réagit en ordre très dispersé. Sans surprise, c’est au Front national qu’on a communiqué en premier. Marine Le Pen a dénoncé une « censure détestable ». Un sentiment que partage le député UMP Éric Ciotti qui a évoqué une « police de la pensée ».

De l’autre côté de l’échiquier politique, Jean-Luc Mélenchon a lui aussi condamné cette décision. Pour le président du Parti de gauche, « Virer Zemmour, ça n'est pas une décision utile à la lutte contre ses idées ». À ses côtés, Daniel Cohn-Bendit s’est également prononcé contre des propos « souvent insupportables », mais pour la libre expression.

Au PS, en revanche, ceux qui se sont exprimés ont unanimement soutenu la décision, jugée « bonne » ou « courageuse ». Des réactions en phase avec celle du président François Hollande qui dans son premier grand discours sur l’immigration lundi dernier, s’en est pris « aux discours de peur entretenus par ceux qui rêvent d’une France en petit, en dépit, une France en repli. »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.