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France / Terrorisme

Attaque à Joué-lès-Tours: la piste d'un acte terroriste jugée crédible

La police scientifique sur les lieux de l'attaque à l'arme blanche de policiers à Joué-lès-Tours, le 20 décembre 2014.
La police scientifique sur les lieux de l'attaque à l'arme blanche de policiers à Joué-lès-Tours, le 20 décembre 2014. GUILLAUME SOUVANT / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En France, à Joué-lès-Tours, une petite commune proche de la ville de Tours, un jeune homme de 20 ans a agressé, samedi 20 décembre, des policiers à coups de couteau dans un commissariat de la ville, avant d’être lui-même abattu par la police. Le parquet antiterroriste a été saisi.

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Le jeune homme qui a agressé ce samedi des policiers dans un commissariat de Joué-lès-Tours, s'appelle Bertrand Nzohabonayo et serait né en 1994 au Burundi. Mais sur son compte Facebook, il se faisait appeler Bilal. Sa page donne aussi un aperçu de ses centres d'intérêts, dont l'islam radical. Sa photo d'accueil sur ce réseau social est le drapeau de l'organisation Etat islamique. Il avait également posté de nombreuses sourates du Coran et des photos de l'armée israélienne. Il possédait aussi une chaîne Youtube et ses vidéos sont exclusivement consacrées à l'islam radical. Ces éléments permettent de renforcer la thèse d'un endoctrinement.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui s'est rendu à Joué-lès-Tours ce samedi, a précisé que si l'agresseur avait déjà commis des actes de délinquance classiques, il n'était pas fiché pour des activités à caractère terroriste. Ce qui n'est pas le cas du frère de Bertrand alias Bilal. Lui est connu pour ses positions radicales et a un temps envisagé de partir en Syrie.

Le parquet antiterroriste saisi de l'enquête

L'organisation Etat islamique, dans ses vidéos de propagande, encourage ceux qui ne pourraient pas rejoindre leurs rangs, en Syrie notamment, à lancer des attaques où ils se trouvent en ciblant les militaires, les policiers et même les civils. Après ses frappes en Irak, la France a particulièrement été citée par l'organisation Etat islamique comme étant une cible prioritaire. Et ce mode d'action - l'attaque à l'arme blanche - rappelle le meurtre d'un soldat anglais en plein Londres en mai 2013. L'agresseur s'était auto-radicalisé et avait suivi les consignes de l'EI.

Le ministre de l'Intérieur a donc donné des instructions pour renforcer les mesures de sécurité des policiers, des gendarmes et des pompiers car le risque d'attentats islamistes commis en France est pris très au sérieux par les services de renseignement. Et le parquet antiterroriste a été saisi de l'enquête. Il suit la piste d'une action terroriste signée du groupe Etat islamique.

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