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Manuel Valls: « Il y aura un avant et un après » Charlie Hebdo

Le Premier ministre Manuel Valls devant la presse, au cours d'une visite au siège de Libération. Les rescapés de Charlie Hebdo sont accueillis dans les locaux du journal depuis l'attaque qui a décimé leur équipe, le 7 janvier 2015.
Le Premier ministre Manuel Valls devant la presse, au cours d'une visite au siège de Libération. Les rescapés de Charlie Hebdo sont accueillis dans les locaux du journal depuis l'attaque qui a décimé leur équipe, le 7 janvier 2015. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY

Après trois jours de traque, les forces de l'ordre ont abattu les trois terroristes responsables des tueries de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l'épicerie casher de la porte de Vincennes. Un dénouement à l'issue duquel François Hollande s'est exprimé devant les Français depuis l'Elysée, avant que Manuel Valls ne se rende sur les plateaux de TF1 et BFM TV pour appeler lui aussi au rassemblement et à garder la tête froide.

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« Il y aura un avant et un après ». Pour Manuel Valls, l'attentat au siège de Charlie Hebdo a marqué un moment qui restera gravé dans les mémoires. 17 Français ont été tués par des terroristes en trois jours. Un événement inédit, un choc, a estimé le Premier ministre. Pour autant, et même si le Manuel Valls reconnaît des « failles » dans le système, pas question d'annoncer de nouveaux textes sécuritaires.

« Il faut agir de manière impitoyable avec ceux qui s'en prennent aux intérêts fondamentaux de la France, et d'abord à nos concitoyens. Mais il faut le faire avec l'Etat de droit et avec le souci de préserver la cohésion nationale. Il faut le faire aussi sans précipitation. »

Pas de précipitation mais, comme l'a demandé François Hollande, de la réflexion avec l'ensemble des groupes parlementaires pour améliorer les dispositifs. Malgré les appels de la droite en faveur de l'adoption d'un arsenal législatif plus efficace, Manuel Valls a affiché sa volonté de ne pas agir sous le coup de l'émotion.

Pour le Premier ministre, dans l'immédiat, la réponse au terrorisme doit venir du rassemblement des Français. Manuel Valls espère que des millions d'entre eux participeront aux marches républicaines organisées dimanche.

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