France

Marche républicaine: des grands du monde à Paris sous haute sécurité

Patrouille policière renforcée à Paris le 9 janvier 2015.
Patrouille policière renforcée à Paris le 9 janvier 2015. REUTERS/Philippe Wojazer

La marche prévue dimanche 11 janvier réunira la quasi-totalité des dirigeants politiques, syndicaux, religieux et des chefs d'Etat ou de gouvernement. A Paris, aux côtés du président français François Hollande, il y aura la chancelière Angela Merkel, le Premier ministre britannique David Cameron mais aussi le président malien Ibrahim Boubacar Keïta ou encore les dirigeants de la Ligue arabe.

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Le soutien à la France est quasi-unanime. La communauté internationale veut marquer, par la présence physique de ses représentants, son engagement à défendre les valeurs qui ont été bafouées par ces trois journées d'actions terroristes, commencées avec le carnage perpétré à la rédaction de Charlie Hebdo.

La chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique David Cameron et beaucoup d'autres chefs d'Etat et gouvernement de l'Union européenne participeront à la « marche républicaine » prévue à Paris. L'Europe du Sud sera représentée par les Premiers ministres italien et espagnol Matteo Renzi et Mariano Rajoy. A leurs côtés, les représentants des institutions européennes comme Donald Tusk, le président du Conseil ou encore Jean-Claude Junker, le président de la commission européenne et Martin Schulz, le président du Parlement européen.

Les présidents IBK et Issoufou à Paris

L'Afrique sera également représentée par les présidents malien Ibrahim Boubacar Keïta et nigérien Mahamadou Issoufou. Le ministre américain de la Justice, Eric Holder, viendra à Paris, ainsi que le ministre canadien de la Sécurité publique, Steven Blaney, sans oublier le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, et les dirigeants de la Ligue arabe, de la Francophonie et d'autres institutions internationales.

Le ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis, cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane sera également présent. Au-delà de la solidarité avec les Français, il s'agira sans doute d'un symbole extrêmement fort, celui de l'engagement du côté de la liberté d'expression et contre le terrorisme.

Un défi sécuritaire

La question de la sécurité de cette marche parisienne et des rassemblements qui vont également se tenir en province est désormais au cœur des préoccupations des services de sécurité. Le Premier ministre, qui s'est rendu vendredi soir sur deux plateaux de télévision, s'est employé à rassurer. « Il ne faut pas avoir peur, a assuré Manuel Valls. Ce que recherchent les terroristes c’est d’imposer la peur par la terreur, donc la réaction que nous devons avoir c’est celle de nous retrouver ensemble, pas de nous terrer. Il y aura évidemment des moyens de sécurité massifs, pas seulement à Paris, dans toutes les grandes villes où il va y avoir des manifestations ».

Une réunion pour préparer ces rassemblement a eu lieu à l'Elysée ce samedi matin. Autour du président Hollande, étaient réunis Manuel Valls, les ministres Bernard Cazeneuve (Intérieur), Jean-Yves Le Drian (Défense), Christiane Taubira (Justice) et Fleur Pellerin (Culture et Communication), ainsi que les responsables des principaux services de sécurité. « Toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité, [...] pour que cette manifestation puisse se dérouler dans le recueillement, dans le respect et dans la sécurité », a affirmé Bernard Cazeneuve, à l'issue de cette réunion de crise.

Le dispositif précis pour cet événement sera détaillé cet après-midi, place Beauvau. Les services de l'Elysée vont également travailler sur le sujet toute l’après-midi, car, mis à part les hautes personnalités, des centaines de milliers de personnes sont attendues entre la place de la République et la place de la Nation demain. 

Manifestations ce samedi

Ce samedi déjà, des foules ont déferlé dans les rues de villes provinciales, réunissant près de 700 000 personnes à travers le pays, selon le ministère de l'Intérieur : 75 000 personnes à Nantes, 45 000 à Marseille, 35 000 à Rouen, 22 000 à Orléans et autant à Nice, 30 000 à Pau... « Le fait qu'il y ait [à la manifestation] plusieurs chefs de gouvernement, des grandes personnalités européennes autour du président de la République, le gouvernement, les autorités politiques, religieuses, sociales et puis surtout cette foule de français, de citoyens qui iront chanter la liberté, la démocratie, la tolérance, la volonté d’éradiquer le racisme et l’antisémitisme, c’est la plus belle des réponses, c’est le nombre qui rejette l’intolérance, évidemment le terrorisme », a conclu, hier, le Premier ministre.

D'une manière plus globale, le plan Vigipirate est maintenu à son niveau actuel (le plus haut niveau), dans la région parisienne et ce pour les prochaines semaines et sera même renforcé après les attaques de ces derniers jours, a précisé le ministre. Entre autre mission : protéger les institutions et les lieux de culte.

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