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France

France: Dieudonné placé en garde à vue

Dieudonné Mbala Mbala à son arrivée à son procès à Paris, le 13 décembre 2013.
Dieudonné Mbala Mbala à son arrivée à son procès à Paris, le 13 décembre 2013. CITIZENSIDE/PATRICE PIERROT
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'humoriste et polémiste français Dieudonné Mbala Mbala a été placé ce mercredi 14 janvier au matin en garde à vue dans le cadre d'une enquête ouverte ce lundi pour apologie du terrorisme. Sur sa page Facebook Dieudonné avait écrit dimanche à l'issue de la manifestation « je me sens Charlie Coulibaly » du nom du terroriste de la porte de Vincennes.

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Dieudonné, le polémiste ex-humoriste jamais à court d'un jeu de mots douteux, reste un fervent adepte des provocations les plus glaçantes. Sauf que cette fois la justice a décidé d'agir vite. Le parquet de Paris, qui a ouvert lundi une enquête en flagrance, a arrêté Dieudonné à son domicile d'Eure-et-Loire ce mercredi matin pour le placer en garde à vue.

« Je me sens Charlie Coulibaly », voilà ce qu'a publié l'humoriste Dieudonné sur sa page Facebook dimanche, détournant ainsi le slogan de soutien à l'hebdomadaire satirique « Je suis Charlie » en l'associant au nom du terroriste Amedy Coulibaly, l'auteur des tueries de Montrouge et de Vincennes.

Ces derniers jours, le batteleur antisioniste avait déjà commencé à préparer sa défense dans la presse : précisant qu'il ne cherche qu'à faire rire et déplorant que l'Etat continue de lui pourrir la vie. Il avait également indiqué : « on me considère comme un Amedy Coulibaly alors que je ne suis pas différent de Charlie. »

Une défense un peu légère car désormais, les tribunaux ont à disposition une nouvelle arme, récemment introduite dans le code pénal, pour condamner ce type de provocation : l'apologie publique de terrorisme, un délit qui peut être sanctionné par sept ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende.

Et depuis lundi, les présidents des tribunaux ont eu la main lourde. Quatre ans de prison ont été prononcés à Valenciennes (Nord) contre un homme qui en état d'ébriété avait déclaré aux policiers venus l'interpeller : « Il devrait y en avoir plus des Kouachi, j'espère que vous serez les prochains. »

Christian Taubira demande de la fermeté

C'est à l'automne dernier, seulement que le délit d'apologie d'actes de terrorisme a basculé dans le Code pénal, devenant un délit terroriste. Ce délit est passible de cinq ans de prison maximum et de 45 000 euros d'amende. Mais il est assorti d'une circonstance aggravante quand il se déroule sur Internet. La peine encourue va alors jusqu'à sept ans de prison et 100 000 euros d'amende. Il est également possible de faire passer les prévenus en comparution immédiate.

Le gouvernement appelle à la fermeté face à ces nouveaux délits. Christiane Taubira, Garde des Sceaux, demande aux parquets, représentant l'accusation, de combattre et de poursuivre avec la plus grande vigueur les auteurs de propos haineux. Une sévérité parfaitement entendue par les magistrats.


Mise à jour : Dieudonné sera jugé en correctionnelle pour apologie du terrorisme (source judiciaire)

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