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France

France: le retour de Sarkozy, première brèche dans l'unité nationale

Sur le plateau du 20h de France 2, Nicolas Sarkozy a pris ses distances avec le Premier ministre Manuel Valls
Sur le plateau du 20h de France 2, Nicolas Sarkozy a pris ses distances avec le Premier ministre Manuel Valls France2/Capture d'écran
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Quasiment silencieux depuis les attentats qui ont fait 17 morts à Paris, alors que la France se rassemblait autour du président Hollande, l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy est réapparu ce mercredi 21 janvier dans le 20 heures sur France 2, pour livrer son premier diagnostic, critique, sur l'attitude de l'exécutif. A l'Assemblée, l'opposition ne cache pas non plus sa déception, face aux mesures prises.

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Après un silence quasi forcé, imposé en tout cas par la période de deuil qui a suivi les attentats et le rassemblement des Français derrière le président Hollande, Nicolas Sarkozy a tenté hier de reprendre la main de manière très tranchante.

Jugeant « consternante » l'utilisation du mot « apartheid » par le Premier ministre Valls pour décrire la situation dans certains quartiers. « C'est une faute », a jugé l'actuel patron de l'UMP, qui, sans remettre en cause l'union nationale qui prévaut toujours dans la classe politique, a tenu également a en préciser les règles. Si on réagit « vite et fort », a-t-il expliqué, face à cette menace terroriste « d'une extrême gravité », le dialogue transpartisan se poursuivra.

L'apartheid, c'est la loi honteuse, qui, entre 1948 et 1994, a fait régner une inégalité des droits entre les noirs et les blancs en Afrique du sud. Comparer la République française à l'apartheid, c'est une faute.

Réaction aux propos de Manuel Valls sur «l'apartheid»

Mais voilà, à peine annoncées par le gouvernement, Nicolas Sarkozy trouve justement que les mesures antiterroristes ne vont pas assez loin ni assez vite, notamment sur les renforts de policiers, où il préconise le rétablissement des heures supplémentaires, pour dégager très vite des effectifs.

Une proposition en forme de chiffon rouge, qu'il sait inacceptable par le gouvernement socialiste qui a mis fin dès le début du quinquennat à cette mesure datant de l'ère sarkozyste. Bref, le chef de l'opposition est de retour, et l'unité nationale a sans doute vécu.


À l'Assemblée nationale, la brèche s'élargit

Les mesures annoncées par Manuel Valls semblent faire l’unanimité au sein du groupe socialiste. Même Pascal Cherki, souvent très critique à l’égard du gouvernement, applaudit des deux mains : « Tout ça va dans le bon sens, et dans les mesures qui sont annoncées, on se garde de toute mesure sensationnaliste. »

À l’UMP, en revanche, on se dit quelque peu déçu. Ces mesures ne vont pas assez loin.  « Je me désole de voir [qu'il n'y a] que 450 millions d'euros sur trois ans, ce qui n'est quand même pas énorme, estime ainsi le député Thierry Solère, quand on sait par ailleurs les milliards d'euros engloutis dans des sujets complètement gazeux,  Franchement, ce n'est pas à la hauteur de la situation. »

En comptant les salaires des emplois créés, la facture devrait s’élever au final à 750 millions d’euros sur trois ans. Une note que le gouvernement entend financer par des économies sur d’autres dépenses. Pour l’élu socialiste François Loncle, « il va falloir faire des choix budgétaire. Les options doivent êter la priorité accordée à la sécurité, à la justice, à l'école et aux quartiers. »

Concrètement, où faut-il faire ces économies ? Le député UMP Eric Ciotti a sa petite idée : « On peut très bien et opprtunément arrêter ce recrutement inutile de 60 000 enseignants supplémentaires. On peut également revenir sur les 35 heures immédiatement dans la fonction publique. » Des pistes d’économies qui n’ont que peu de chance d’être retenues par le gouvernement.

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