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France: exportations de l’industrie de l’armement en hausse de 17%

Avec la vente notamment de 24 avions Rafales à l'Egypte, l'industrie de l'armement français se porte bien.
Avec la vente notamment de 24 avions Rafales à l'Egypte, l'industrie de l'armement français se porte bien. REUTERS/ECPAD/Armee de l'Air/J. Brunet/Handout via Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En France, la direction générale de l'armement (DGA) vient de lever un coin du voile sur les résultats 2014. Les chiffres officiels ne seront donnés qu’en fin d’année, mais déjà la DGA annonce des exportations d'armes de l'ordre de 8 milliards d'euros l'an dernier. Des exportations qui sont en hausse de 17 %. Avec ce montant, la France devrait se maintenir au quatrième rang mondial des exportateurs d’armes, derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Russie, au coude à coude avec Israël et l’Allemagne.

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Avec un peu plus de 8 milliards d'euros, 2014 aura été une très bonne année pour les exportations françaises de défense. Ceci notamment grâce à la concrétisation d'importants contrats pour des véhicules blindés, des hélicoptères ou des navires de guerre. Laurent Collet-Billon, le Délégué général de l'Armement se frotte les mains

La DGA est l'agence d'Etat qui en France, accompagne les grands contrats de défense à l'exportation. « Très bons résultats à double titre. D’abord, pour l’économie nationale, pour l’industrie de défense, pour les 165 000 emplois directs qu’elle représente, détaille Laurent Collet-Billon. C’est donc directement des commandes pour notre industrie nationale et des devises qui rentrent dans les années à venir. »

« On est raisonnablement optimiste »

Année record en 2014, avec notamment une partie du contrat de 2 milliards 650 millions d'euros pour la fourniture d'armement au Liban. De plus, l'horizon 2015 se dégage pour le Rafale en Egypte : 24 avions pourraient être commandés et les premiers appareils neufs pourraient être livrés en 2018. « On est raisonnablement optimiste, affirme Laurent Collet-Billon. Je crois qu’il y a encore un petit parcours à faire mais franchement je crois que c’est pas mal. »

Pas un mot toutefois sur les deux navires de la classe Mistral, construits en France, mais qui n’ont toujours pas été livrés à la Russie. Leur montant est estimé à 1,2 milliard d'euros.

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