France

Un an après son départ, l'ancienne plume de Hollande contre-attaque

Aquilino Morelle, proche conseiller de François Hollande jusqu'en avril 2014, avait démissionné suite aux accusations de prise illégale d'intérets quand il était haut-fonctionnaire à l'Igas.
Aquilino Morelle, proche conseiller de François Hollande jusqu'en avril 2014, avait démissionné suite aux accusations de prise illégale d'intérets quand il était haut-fonctionnaire à l'Igas. AFP PHOTO / FRED DUFOUR

Il s'était fait discret, depuis son départ de l'Elysée, au printemps 2014. L'ex-conseiller politique de François Hollande Aquilino Morelle prend bruyamment la parole dans les colonnes du journal Le Parisien, ce lundi 9 mars. Il avait été poussé vers la sortie suite une enquête de Mediapart. Le journal l'accusait de prise illégale d'intérêts. Aquilino Morelle avait travaillé pour un laboratoire privé, alors qu'il était haut fonctionnaire à l'Igas. Il révèle avoir été innocenté par la justice et ne retient plus ses coups contre l'exécutif.

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Selon Aquilino Morelle, le pouvoir aurait connu « de graves dérives de comportement », bien pire que ce qui a provoqué sa chute. Pour rappel, l'ex-conseiller du président s'était fait cirer les chaussures dans un salon de l'Elysée. Pour un homme de gauche, cela faisait mauvais genre. Mais dans Le Parisien, Aquilino Morelle n'en dit pas plus sur ces « dérives ». Cet ancien proche du président réserve ses confidences pour un livre sur son expérience du pouvoir. Il est en train de l'écrire. 

En revanche, M. Morel est beaucoup plus bavard lorsqu'il s'agit de critiquer ceux qui l'ont remplacé. Pour lui, la nouvelle équipe de François Hollande « manque de consistance politique ». Aquilino Morelle les compare à de la cire malléable à souhait, puisqu'ils n'opposent aucune résistance au chef de l'Etat.

Aquilino Morelle, c'était tout le contraire. C'est ce qu'il affirme dans l'interview du Parisien. L'ex-plume du président rappelle qu'il incarnait la conscience de gauche de ce dernier. Pour lui, ça ne fait pas de doute et c'est cela qu'on lui a fait payer, en montant une cabale contre lui. Cela fera un an, en avril, qu'Aquilino Morelle est sur la touche. Mais il l'affirme : il est prêt à revenir dans l'arène politique.

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