Iran/Etats-Unis/Israël

Nucléaire iranien: passe d’arme médiatique entre Obama et Netanyahu

Barack Obama et Benjamin Netanyahu, lors d'une précédente venue aux Etats-Unis du Premier ministre israélien aux Etats-Unis.
Barack Obama et Benjamin Netanyahu, lors d'une précédente venue aux Etats-Unis du Premier ministre israélien aux Etats-Unis. AFP PHOTO / Saul LOEB

Le différend sur l’Iran entre le président américain Barack Obama et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu s’est poursuivi, dans les émissions politiques de ce dimanche 8 mars.

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Avec notre correspondant à New York,  Jean-Louis Pourtet

Sur la chaine CBS, Barack Obama, tout en estimant que des progrès avaient été accomplis lors des négociations sur le nucléaire, a reconnu qu’il y avait encore des points de dissensions. « S’ils ne peuvent être résolus », a-t-il ajouté, alors, les Etats-Unis se retireront des négociations. « Si nous ne pouvons vérifier qu’ils ne vont pas obtenir une arme nucléaire, que nous aurons suffisamment de temps, s’ils trichent pour agir durant une période de transition (…) Si nous n’avons pas ce genre d’assurances, nous n’accepterons pas un accord », a précisé le président américain.

Des propos toutefois insuffisants pour rassurer Benyamin Netanyahu qui dans une autre émission politique a continué de dire que l’administration Obama ne demandait pas assez à l’Iran. « Je ne fais pas confiance aux inspections dans les régimes totalitaires, a-t-il insisté. Les Iraniens ont construit sous le nez des inspecteurs des installations souterraines dont tout le monde ignorait l’existence. Les inspecteurs, les services de renseignement des Etats-Unis, d’Israël, de Grande Bretagne, ne les ont découverts que des années plus tard. En fait, ce que je suggère, c’est une diminution du programme, afin qu’il y ait moins à inspecter. »

Les républicains partagent la méfiance du Premier ministre israélien, et ils vont essayer de faire adopter un projet de loi qui donnerait au Congrès un droit de regard sur tout accord éventuel que le président Obama pourrait approuver.

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