France

Départementales en France: le FN veut étendre son implantation locale

Marine Le Pen, lors du meeting de Six-Fours Les Plages, le 16 mars 2015.
Marine Le Pen, lors du meeting de Six-Fours Les Plages, le 16 mars 2015. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

A moins d'une semaine du scrutin, Marine Le Pen, la présidente du Front national, était ce lundi 17 mars en déplacement à Six-Fours Les Plages dans le Var. Un département où le parti d'extrême droite a toujours réalisé de bons résultats, et souhaiterait d'ailleurs le conquérir, alors que celui-ci est acquis à la droite depuis 30 ans. Mais si le Parti est en position de force dans les sondages, le mode de scrutin et sa faible implantation locale devraient le freiner dans sa conquête départementale.

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Donné favori du scrutin, le parti d’extrême droite ne devrait gagner que deux ou trois départements au maximum. Un seul suffirait même au bonheur de Marine Le Pen. « Je pense que ça serait la cerise sur le gâteau, car ceci démontrera que le FN est porté par une gigantesque dynamique, qui ne le porte pas seulement dans des élections nationales. »

Si le Front national ne peut pas espérer remporter nombre de départements, c’est d’abord en raison du mode de scrutin. Les candidats doivent obtenir 12,5% des inscrits pour se maintenir au second tour. Or l’abstention s’annonce élevée. Résultat : il y aura beaucoup de duels. Un problème pour le FN, qui aura bien du mal à réunir la majorité des voix au second tour.

« Un gros travail de formation »

Autre explication, ce scrutin favorise traditionnellement les élus bien implantés, ce qui n’est pas encore le cas des candidats frontistes, comme l’explique Laurent Lopez, le seul conseiller général FN à ce jour. « Nous sommes largement en dessous de l’implantation de nos adversaires. Lors des municipales, nous avons présenté dans le département du Var 37 listes, or il ya 153 communes. Nous avons donc un gros travail de formation et un travail militant à fournir. »

À son implantation locale, le parti travaille d’arrache-pied. Pour ce scrutin, petite révolution, il présentera des candidats dans 93% des cantons, ce qui devrait lui permettre de décrocher des dizaines de sièges au soir du 29 mars.

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