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France

Des ex-otages de l’Hyper Cacher portent plainte contre les médias

Six personnes cachées lors de la prise d'otages à l'Hyper Cacher le 9 janvier dernier ont porté plainte contre des médias pour mise en danger de la vie d'autrui.
Six personnes cachées lors de la prise d'otages à l'Hyper Cacher le 9 janvier dernier ont porté plainte contre des médias pour mise en danger de la vie d'autrui. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Six personnes qui s'étaient cachées dans la chambre froide du supermarché Hyper Cacher à Paris, où le jihadiste Amedy Coulibaly a tué quatre personnes le 9 janvier dernier, ont déposé une plainte contre les médias pour mise en danger de la vie d'autrui. Le parquet de Paris a ouvert ce vendredi une enquête préliminaire.

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Dans cette plainte contre X, les plaignants reprochent notamment à la chaîne d'information continue BFMTV d'avoir révélé pendant la prise d'otages que des clients étaient dissimulés dans la chambre froide de l'Hyper Cacher. « Les méthodes de travail des médias en temps réel, dans ce genre de situation, sont des "pousse-au-crime" », a dénoncé auprès de l'AFP l’avocat des plaignants. Ses clients relèvent dans leur plainte que Amedy Coulibaly « suivait l'évolution des informations sur différentes chaînes, dont BFMTV », et qu'il avait été en contact avec des journalistes de la chaîne.

La vie de ses clients « aurait été exposée », a ajouté l’avocat, si Coulibaly avait appris à la télévision où ils étaient caché en temps réel. « La question est de savoir qui est responsable de ce délit. La personne morale ? La direction de l'information ? Le journaliste ? » Pour cet avocat « il n'y a que devant un tribunal que le délit pourra être réparé. »

La mise en danger de la vie d'autrui est passible d'un an de prison et 15 000 euros d'amende. Les plaignants s'appuient notamment sur des communiqués du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui avait, le 11 février dernier, adressé à 16 médias audiovisuels 21 mises en demeure en raison de leur couverture des attentats de Paris.

Avec AFP

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