France / Sécurité

France: les CRS «épuisés» par le plan Vigipirate

Des CRS sécurisent un centre de la communauté juive à Nice, le 3 février 2015, dans le cadre du plan Vigipirate.
Des CRS sécurisent un centre de la communauté juive à Nice, le 3 février 2015, dans le cadre du plan Vigipirate. AFP PHOTO / VALERY HACHE

Actuellement en France, 4 700 policiers et gendarmes sont sollicités pour surveiller les sites sensibles, de même que de 10 000 militaires sont déployés au titre de l’opération Sentinelle. Le dispositif engagé sur le territoire national après les attentats de Paris, dans le cadre du plan Vigipirate, restera maintenu au moins jusqu’à l’été, mais la grogne monte dans les rangs, contre les effets du plan qui épuise les effectifs.

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Epuisement, ras-le-bol, et ce pour cause d'emploi du temps très tendu. Les policiers se disent aujourd'hui épuisés par les niveaux actuels du plan Vigipirate.

Depuis les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher en janvier dernier 830 sites sensibles sont en permanence protégés, un millier de CRS en moyenne est mobilisé chaque jour.

Et les missions sont difficiles : au minimum six heures de gardes statiques avec sur le dos un gilet pare-balles pesant plus de dix kilos. Cette mobilisation sans précédent met donc les effectifs à rude épreuve et commence à provoquer de sérieux mécontentements dans les rangs. Ainsi, ces derniers jours, les effectifs de trois compagnies de CRS, soit plus de 200 hommes, se sont mis collectivement en arrêt maladie pour manifester leur grogne.

Unanimes, les syndicats policiers se disent inquiets sur les possibilités de tenir encore plusieurs mois à ce rythme et ce d'autant qu'ils savent que les 11 000 militaires venus renforcer les forces de l'ordre n'ont pas vocation à assurer sur le long terme ces missions de sécurité publique.

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