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Festival de Cannes 2015 / Cinéma

Le Festival de Cannes 2015 promet «une belle année française»

Pierre Lescure, le nouveau président du Festival de Cannes, et Thierry Frémaux, délégué général, le 16 avril 2015, lors de la présentation de la sélection officielle du 68e Festival de Cannes qui aura lieu entre le 13 et 24 mai.
Pierre Lescure, le nouveau président du Festival de Cannes, et Thierry Frémaux, délégué général, le 16 avril 2015, lors de la présentation de la sélection officielle du 68e Festival de Cannes qui aura lieu entre le 13 et 24 mai. AFP PHOTO/LOIC VENANCE

En 2015, le plus grand rendez-vous mondial du cinéma présentera quatre films français en course pour la Palme d’or et un film français en ouverture, mais le Festival aura aussi la mission de « poser de nouveaux noms, films et pays sur la carte du cinéma ». Ce jeudi 16 avril, Pierre Lescure, le nouveau président du Festival de Cannes, et Thierry Frémaux, délégué général, ont présenté dans une conférence de presse à Paris la sélection officielle du 68e Festival de Cannes qui aura lieu entre le 13 et 24 mai. (Cliquer ici pour la liste complète de la sélection officielle).

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« Le Festival de Cannes 2015 aura bien lieu, c’est un autre hommage à Gilles » avait lancé comme une boutade Pierre Lescure, le nouveau président du Festival de Cannes en allusion à son illustre prédécesseur Gilles Jacob qui avait laissé sa place après 38 ans au service du plus grand festival du cinéma.

17 films (« il en manque encore deux, trois, quatre ») ont été sélectionnés pour la compétition officielle parmi les 1854 films reçus. Cette sélection « dit des choses de la création mondiale du cinéma, a déclaré Thierry Frémaux en ajoutant : et aussi de l’évolution du cinéma qui n’est plus le seul art visuel dans nos sociétés contemporaines ».

La France : 4 films en compétition et 3 réalisatrices à l'affiche

La France tire son épingle du jeu avec quatre films (« on aurait pu en sélectionner sept ») en course pour la Palme d’or : Dheepan marque le grand retour de Jacques Audiard, « un film sans vedettes, un film sur l’état et les lieux désertés de notre République ». Stéphane Brizé fait lui son entrée en compétition avec La Loi du marché. Deux réalisatrices sont également en lice : Valérie Donzelli présentera Marguerite et Julien, et Maïwenn, qui présentera Mon Roi, avec Emmanuelle Bercot dans le rôle titre. Cette dernière assurera hors compétition le film d'ouverture avec La Tête haute.

Autre pays très présent à la 68e édition du Festival : l'Italie, avec trois films dont le film historique de Matteo Garrone Il Racconto dei racconti (The Tale of Tales). Nanni Moretti signera son grand retour sur la Croisette avec Mia Madre et Paolo Sorrentino parlera cette fois-ci pas de la vulgarité de la société italienne, mais de la jeunesse dans Youth.

Il y aura aussi un premier film hongrois de Laszlo Nemes et l’arrivée du cinéaste norvégien Joachim Trier. Concernant The Lobster, troisième film du Grec Yorgos Lanthimos dans lequel des êtres humains peuvent se voir transformés en animaux, selon Thierry Frémaux, il « appartient à cette tradition de films où l’on ne comprend pas tout. Ce sont des films fascinants. »

Au-delà de l’Europe, les cinéphiles attentent les nouveaux films du Chinois Hou Hsiao-hsien avec Nie Yinniang (The Assassin), « il a manqué ». Jia Zhang-Ke nous plongera dans la société chinoise contemporaine avec une histoire d’amour, Moutains may depart.

« Poser de nouveaux noms, films et pays sur la carte du cinéma »

Autrement dit, la promesse de Thierry Frémaux, de « poser de nouveaux noms, films et pays sur la carte du cinéma » n’a – pour l’instant- pas été vraiment tenue dans la compétition avec l’absence totale de films hispanophones et africains.

Une fois de plus, le Festival se rattrape avec la section parallèle Un certain regard : Nahid, le film d'Ida Panahandeh, une jeune cinéaste iranienne explorant la société iranienne d’aujourd’hui s’y trouve de même que deux films indiens, Chauthi Koot, de Gurvinder Singh et Masaan de Neeraj Ghaywan. « Ce sont des jeunes cinéastes qui ne sont pas du côté de Bollywood ou du cinéma bengali ; c’est un cinéma indien où l’on pénètre dans les maisons, dans les sociétés indiennes » a remarqué le délégué général. Trois films coréens confirmeront le bouillonnement cinématographique d’un pays qui se trouve « dans la vitalité avec des salles qui s’ouvrent ».

Car, au-delà de la compétition officielle, la sélection officielle présentera 49 films, dont aussi un film mexicain et surtout huit premiers films. Avec Oka, le Malien Souleymane Cissé (Étalon d’or en 1979 et 1983 pour Baara et Finyè, Prix spécial du Jury au Festival de Cannes en 1987 pour Yeelen) sera le seul cinéaste africain sélectionné. Son film sera projeté en séance spéciale de la sélection officielle mais hors compétition.

« Cette année, cela ne sera pas beaucoup les mêmes films », a rétorqué un délégué général combatif à l’encontre de ceux qui l’ont accusé souvent de sélectionner toujours les mêmes réalisateurs.

Quant à la lourde tache de décerner le 24 mai, lors du palmarès, la Palme d’or, elle revient cette année aux frères Joel et Ethan Coen, élus présidents du Jury. « On est heureux comme des enfants de les avoir » a commenté Pierre Lescure visiblement content de sa nouvelle fonction.

► Lire aussi : Festival de Cannes 2015: les films de la sélection officielle

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