France / Terrorisme

Attentat déjoué à Paris: pour Manuel Valls, la menace est toujours là

Le Premier ministre Manuel Valls (g) et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, à la sortie du Conseil des ministres. Paris, le 22 avril  2015.
Le Premier ministre Manuel Valls (g) et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, à la sortie du Conseil des ministres. Paris, le 22 avril 2015. REUTERS/Philippe Wojazer

En France, près de trois mois après les attaques de Charlie Hebdo et d'une épicerie juive, un attentat a été évité. Un homme qui projetait un attentat contre des églises a été interpellé dimanche à Paris. On l'a appris ce mercredi. Selon, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, l'homme était prêt à agir. Un arsenal d'armes de guerre a été trouvé chez lui et dans sa voiture. Le Premier ministre Manuel Valls a évoqué une menace terroriste en France sans précédent.

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Les Français sont rarement informés des projets d'attentats. Il y en aurait eu plusieurs depuis le mois de janvier. La menace est toujours là, et pour le souligner très solennellement - c’est rare, là aussi -, Manuel Valls s’est exprimé ce mercredi matin à la sortie du Conseil des ministres.

« Notre pays, comme d'autres encore ces dernières semaines, fait face à une menace terroriste sans équivalent dans le passé par sa nature et son ampleur. Il s'agit de regarder cette menace avec lucidité et de nous mobiliser avec une très grand détermination »,a-t-il commenté« Les terroristes ciblent la France pour nous diviser », ajoute Manuel Valls. « La mobilisation est permanente, c'est celle aussi qui permet régulièrement l'arrestation, l'interpellation d'individus qui veulent se rendre en Syrie ou en Irak. C'est cette mobilisation et cette réactivité qui a permis de découvrir l'identité de cet individu », arrêté à Paris.

Les mêmes mots, presque les mêmes intonations qu’en janvier et ce message supplémentaire : l’échec de cette dernière tentative, dit le gouvernement, est dû presque au hasard. « Déjoué fortuitement », dit le ministre de l’Intérieur, « évité » dit le Premier ministre. La conclusion est pour le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll évidente. « Ce que nous faisons, c’est pour éviter des actes terroristes, explique-t-il. La loi sur le renseignement est faite à la fois pour être efficace dans la lutte contre le terrorisme et en même temps garantir des libertés, mais on ne peut pas opposer les uns aux autres. Ce n’est pas vrai. »

Mon rôle n'est pas de faire peur, avait dit Manuel Valls lors de la présentation du projet de loi sur le renseignement, mais en pleine contestation du texte par les associations, mais aussi des députés de droite et de gauche qui parlent de surveillance massive, une piqûre de rappel ne peut pas nuire.

Manuel Valls s'est rendu ce mercredi dans les deux églises de Villejuif, en région parisienne, qui auraient été visées par un projet d'attentat.

Cette fois-ci sans doute avec toute la prudence nécessaire, c’était les chrétiens, les catholiques de France qui étaient visés.

Manuel Valls

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