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France

A Calais, Cazeneuve rencontre les associations de soutien aux migrants

Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve entame sa troisième à Calais en six mois. Ici, lors de la présentation du centre d'accueil de jour avec la maire de Calais Natacha Bouchard, le 24 décembre 2014.
Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve entame sa troisième à Calais en six mois. Ici, lors de la présentation du centre d'accueil de jour avec la maire de Calais Natacha Bouchard, le 24 décembre 2014. AFP PHOTO / FRANCOIS LO PRESTI
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C'est un nombre rarement atteint et révélateur du nombre de personnes qui tentent de traverser la Méditerranée pour gagner clandestinement l'Europe. Près de 6 000 personnes ont été secourues ce week-end, alors qu'elles avaient entamé cette traversée sur des embarcations souvent peu fiables. Depuis plusieurs semaines, la météo plus clémente après l'hiver a poussé bon nombre de passeurs à essayer de gagner les côtes italiennes depuis la Libye. L'Italie fait donc face à un important afflux de migrants sur son littoral. Un afflux qui se ressent aussi dans d'autres villes de transit sur le continent européen comme à Calais, dans le nord de la France, face à l'Angleterre. Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'y est rendu ce lundi pour sa troisième fois en six mois.

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Lors de sa première visite en novembre dernier, Bernard Cazeneuve avait présenté son plan pour Calais et promis de revenir pour suivre les différentes étapes de sa mise en place. Deux déplacements plus tard, le ministre veut montrer qu'il tient parole. « Je ne viens pas à Calais pour faire le show, je viens pour traiter le problème humain très compliqué » des migrants, a-t-il assuré aux représentants d'associations réunis à la sous-préfecture de la ville.

Il a visité le centre d'accueil de jour   pièce angulaire de son plan  , opérationnel à 100 % depuis une quinzaine de jours. Les migrants peuvent y trouver douches, soutien juridique et aide humanitaire d'urgence. Mais seuls les plus vulnérables, femmes et enfants, sont autorisés à y passer la nuit. Les hommes, eux, sont contraints de vivre dans des campements sauvages, insalubres, en périphérie de la ville.

« New jungle »

La précarité du camp connu sous le nom de « new jungle », à un kilomètre du centre d'accueil de jour, a été vivement dénoncée ces dernières semaines par les associations de soutien aux migrants. Plusieurs ONG, dont Médecins du monde, ont estimé que les autorités avaient « établi volontairement un bidonville », où plusieurs centaines des migrants ont installé leurs abris de fortune. Elles affirment que les forces de l'ordre ont fait pression sur les migrants pour qu'ils s'installent là après avoir quitté le centre-ville.

En plus de l'aspect humanitaire, le ministre de l'Intérieur a associé plus de fermeté au plan gouvernemental. Son plan insiste également sur les démantèlements des réseaux de passeurs et les retours vers les pays d'origine pour ceux qui ne répondent pas à l'asile. Mais ce n'est pas la dernière fois que le ministre de l'Intérieur se déplace à Calais. « Je suis venu trois fois, je reviendrai car je veux vérifier les conditions dans lesquelles ce que l'on fait est mis en oeuvre », a-t-il déclaré.

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