France / Santé

France: nouvelle journée de mobilisation dans les hôpitaux parisiens

Pour Martin Hirsch, la page de la réforme est encore à écrire.
Pour Martin Hirsch, la page de la réforme est encore à écrire. Pascal Le Segretain/Getty Images

Une nouvelle journée de mobilisation (grève et manifestation) est prévue ce jeudi 28 mai dans l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). C'est aujourd'hui qu'auraient dû débuter les discussions autour du projet de réorganisation du temps de travail à l'hôpital, voulues par le directeur de l'AP-HP, Martin Hirsch. Un projet contre lequel les salariés et les syndicats sont vent debout. Chacun campe sur ses positions et aujourd’hui, la situation est totalement bloquée.

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C'est le dialogue de sourd. L'intersyndicale refuse de discuter si Martin Hirsch ne retire pas son projet. Elle en fait même un préalable. Le directeur de l'AP-HP répond lui, que la page est encore à écrire. « Ah bon », répond Didier Choplet de la CFDT : « Il y a 37% de grévistes le 21 mai. Vous avez 8 000 personnes qui sont devant le siège pour un projet qui n’existe pas soi-disant. C’est surréaliste. C’est incompréhensible ».

Les grandes lignes de ce projet étaient en effet dans la presse mi-mars dans une interview de Martin Hirsch sur la nécessité de revoir les 35 heures à l'hôpital. La question, c'est comment, poursuit Didier Choplet : « Il y a beaucoup de fantasmes. Il y a beaucoup d’inquiétude alors que, peut-être, il n’y a pas de sujet à inquiétude. On aimerait bien qu’’il puisse dévoiler une bonne fois pour toutes ses intentions. »

« Quand il y a un agent qui travaille et qui a 17 ou 18 RTT (jours de repos liés aux 35 heures, NDLR) dans l’année, continue le responsable CFDT, est-ce que la contribution de cet agent c’est 5 RTT, c’est 10 RTT ? C’est quoi ? Pour l’instant, on n’en sait rien. On est incapable de négocier sur quoi que ce soit puisque nous sommes dans un flou sidéral. C’est incompréhensible quand on s’occupe de relations sociales d’être dans une situation où vous avez quand même une institution comme l’AP-HP qui est en situation de crise sociale sur un projet qui n’existe pas soi-disant alors que tout le monde sait qu’il existe. C’est une grève qui est surréaliste. Franchement nous, si on appelle à la grève, c’est vraiment par défaut parce qu’on ne sait plus quoi faire. » Ce jeudi, comme la semaine dernière, les urgences seront assurées dans les hôpitaux.

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