France / Congrès socialiste

Au congrès du Parti socialiste, Valls se veut rassembleur

Le Premier ministre Manuel Valls, le 6 juin 2015, à Poitiers (France).
Le Premier ministre Manuel Valls, le 6 juin 2015, à Poitiers (France). REUTERS/Regis Duvignau

Ce samedi 6 juin, le Parti socialiste, en congrès à Poitiers, vient d’écouter le chef du gouvernement. Manuel Valls y est venu en rassembleur pour un discours d’apaisement.

Publicité

Avec notre envoyée spéciale à Poitiers, Valérie Gas

Le Premier ministre a donné, ce samedi 6 juin à Poitiers, aux militants socialistes ce qu’ils étaient venus chercher : un discours rassembleur et légitimiste. Il a d’ailleurs réussi à faire lever la salle pour applaudir pendant de longues minutes le président de la République. Manuel Valls : « Soyons fiers aussi du président de la République qui incarne avec courage la voix de la France ».

Un président de la République auquel il a réaffirmé sa loyauté. Manuel Valls a mis toute son énergie, comme il a l’habitude de le faire sur ce genre d’exercices, pour essayer de rassurer les socialistes en valorisant le bilan du gouvernement depuis 2012. Il a répété et répété encore « Soyons fiers, soyez fiers ». Une manière d’essayer de remobiliser les socialistes en plein doute en affirmant haut et fort que la politique menée est bien une politique de gauche et que, lui, est bien un socialiste attaché à son parti et aux valeurs qu’il défend, l’égalité en tête de liste.

Le « problème » Sarkozy

Et c’est aussi en s’attaquant à la droite que le Premier ministre a essayé de resserrer les rangs dans son camp. En parlant du PS comme le parti de la Nation, celui du peuple, il a voulu reprendre la main par rapport à Nicolas Sarkozy et ses Républicains, un Nicolas Sarkozy qui est dans son viseur. Manuel Valls a prononcé une phrase cinglante : « Par ses pratiques, Nicolas Sarkozy est déjà un problème pour le pays ».

L’enjeu de 2017 est donc clair pour les socialistes : empêcher le retour au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Le moyen, c’est ce que tous les responsables du PS déclarent depuis hier et que Manuel Valls a réaffirmé : c’est le rassemblement.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail