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France

Loi Macron: Valls annonce un nouveau recours au 49-3 à l’Assemblée

Le gouvernement avait déjà eu recours au 49-3 lors de la première lecture du projet de loi.
Le gouvernement avait déjà eu recours au 49-3 lors de la première lecture du projet de loi. REUTERS/Jacky Naegelen
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Et de deux pour Manuel Valls. Le Premier ministre entend ressortir de son chapeau l'article 49-3 pour faire passer le projet de loi Macron. En cause : l'absence de majorité à l'Assemblée. Le gouvernement envisage donc d'engager sa responsabilité pour faire adopter ce texte sans vote.

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« Il faut aller vite ». une formule identique dans la bouche et du Premier ministre et du président ces derniers jours. Par « vite », il faut comprendre ne pas avoir à nouveau à l’Assemblée des heures de débats et des affrontements avec des frondeurs qui n’ont jamais désarmé. La chronique, dans toutes les pages des journaux, des mêmes divisions qui se répètent à gauche. Même quasi sûre, l’annonce de la décision a pris tout le monde de court.

Elle était attendue dans un peu plus de 24 h. « Pourquoi ne pas laisser le début des discussions sur la loi se dérouler ce mardi soir ? », suggérait encore une ministre importante ce lundi midi. Au même moment, quelques rues plus loin à Matignon, l’annonce du 49-3 était en train d’être finalisée.

Manuel Valls et François Hollande s'étaient, eux, accordés lors d’un dîner en tête à tête dimanche soir. Le scénario était donc parfaitement préparé : Manuel Valls demandera la confiance ce mardi après-midi vers 16h15 après la séance des questions au gouvernement. Comme la fois précédente, l’opposition a d’ores et déjà annoncé le dépôt d’une motion de censure. 

Passage en force

Pour le politologue et directeur général adjoint de l’Ifop, Frédéric Dabi, « le côté déterminé fait partie de l'arsenal de légitimité du Premier ministre même si effectivement des critiques vont naître sur la méthode. Mais ce n’est pas, je le répète, une surprise, ça a été le cas pour la première loi Macron et ça a été le cas également sur la réforme du collège. Je pense qu’il y a un temps de critique mais il y a aussi un temps d’impérieuse nécessité compte tenu de situations du pays et compte tenu de ce que perçoivent les Français sur la situation du pays. Le fond va primer sur la méthode qui est celle effectivement sans doute d’un passage en force. »

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