France/Terrorisme

Terrorisme: François Hollande cherche le soutien des parlementaires

Le président François Hollande réunit les principaux responsables parlementaires à la suite de l'attentat de vendredi en Isère.
Le président François Hollande réunit les principaux responsables parlementaires à la suite de l'attentat de vendredi en Isère. REUTERS/Patrick Kovarik/Pool
Texte par : RFI Suivre
2 mn

François Hollande va-t-il réussir à obtenir un soutien sans condition des parlementaires, après l’attentat perpétré en Isère qui a provoqué un véritable choc en France vendredi 26 juin ? C’est l’objectif de la réunion organisée mardi 30 juin dans la matinée à l’Elysée avec les représentants des deux assemblées.

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François Hollande recevra mardi des parlementaires de gauche et de droite pour parler de lutte contre le terrorisme, après l'attentat en Isère qui suscite des échanges acerbes entre le gouvernement et l'opposition. Mais la tâche de François Hollande s’annonce plus difficile qu’en janvier dernier pour convaincre les parlementaires d’être soudés derrière lui. L’attaque contre Charlie Hebdo et les attentats qui avaient suivi, avaient provoqué un grand élan d’unité nationale. La quasi-totalité des partis politiques s’étaient alors rassemblés derrière le chef de l’Etat et le gouvernement.

Face à la nouvelle attaque dont la France a été victime vendredi, les réactions ont été beaucoup moins unanimes et le gouvernement a même été pris pour cible. Au-delà de Marine Le Pen qui traditionnellement s’en prend à l’inaction de l’exécutif en matière de lutte contre le terrorisme, Nicolas Sarkozy a lui aussi demandé des comptes dans un communiqué lapidaire en dénonçant l’incapacité du gouvernement à prendre les « mesures indispensables » pour assurer la protection des Français.

Suscitant une riposte immédiate de Bernard Cazeneuve qui a rappelé notamment les moyens déployés pour la sécurité et la lutte contre le terrorisme depuis 2012. Et une polémique a même débuté après que Manuel Valls a évoqué une « guerre de civilisation ». La donne politique a changé. L’heure n’est plus à l’unanimité mais à la controverse.

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