France

France: la sécurité des complexes industriels sensibles

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie Ségolène Royal et les industriels se réunissent ce 17 juillet pour examiner les mesures nécessaires à la sécurisation des sites industriels sensibles.
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie Ségolène Royal et les industriels se réunissent ce 17 juillet pour examiner les mesures nécessaires à la sécurisation des sites industriels sensibles. REUTERS/Benoit Tessier
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après l'attentat le mois dernier dans une usine chimique à Saint-Quentin-Fallavier, puis l'incendie de nature « criminelle » sur un site pétrochimique de Berre-l'Etang mardi 14 juillet, Ségolène Royal, la ministre de l'Environnement, et Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, réunissent les industriels pour examiner les mesures nécéssaires à une meilleure sécurisation des sites dangereux. D'autant que les récents évènements ne sont pas dûs à des accidents, mais relèvent d'actes volontairement terroristes ou malveillants.

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Le contrôle des employés, la sécurité des bâtiments ou encore les mécanismes d'alerte seront au cœur des discussions ce vendredi 17 juillet entre Bernard Cazeneuve, Ségolène Royal et les responsables des sites industriels.

Le ministre de l 'Intérieur avait demandé un audit immédiatement après l'incendie criminel de Berre-l'Etang dans le sud de la France. Il cherche à savoir si ces sites sont correctement protégés contre les attaques criminelles.

Pour l'instant, la directive Seveso, qui encadre le niveau de sécurité des complexes indutriels, ne concerne que les accidents. Elle ne mentionne ni les dangers posés par des intrusions, ni les actes volontairement malveillants. Dans l'urgence, le ministre de l'Intérieur a donc exigé le renforcement de la surveillance, et des patrouilles de police aux abords des usines classées Seveso.

Mais le risque zéro n'existe pas. Il est difficile de mettre des forces de l'ordre devant les milliers de sites sensibles qui existent en France. Quant à la vidéosurveillance, comment contrôler des espaces qui s'étendent parfois sur 200 hectares et sont fréquentés par une multitude de sous-traitants ?

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