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France: «Tel-Aviv sur Seine» provoque des remous à Paris

Le 13 août, les plages de Paris passeront à l'heure de Tel-Aviv le temps d'une journée.
Le 13 août, les plages de Paris passeront à l'heure de Tel-Aviv le temps d'une journée. REUTERS/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La mairie de Paris a décidé de dédier une journée de « Paris Plages » à Tel-Aviv, le 13 août. Mais après les récentes attaques commises par des extrémistes juifs, l’initiative fait polémique.

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Ce doit être un événement festif. Dans le cadre de ses partenariats avec les villes du monde, la mairie de Paris a décidé de consacrer une journée de « Paris Plages » à Tel-Aviv. Jeudi 13 août, les berges de la Seine vont se mettre à l’heure de cette ville côtière israélienne. Au programme : vente de spécialités locales, musique, activités sportives...

Mais quelques jours après la mort d’un bébé palestinien dans l’incendie de sa maison déclenché par des colons extrémistes juifs, le projet suscite une très vive controverse. Sur les réseaux sociaux, les réactions se multiplient. Les uns condamnent, dans des messages parfois agressifs ; les autres, au contraire, soulignent que Tel-Aviv est le symbole d’une frange de la population israélienne tolérante et anticolonisation.

La décision de la mairie de Paris a provoqué aussi une réaction très remarquée de la conseillère de Paris, Danielle Simonnet du Parti de Gauche. Dans un communiqué adressé à la mairie de Paris, elle dénonce l’opération et demande à la maire Anne Hidalgo de revoir la programmation de la journée. « Je trouve qu’un an après les massacres à Gaza, il y a une très forte indécence à valoriser dans cette initiative l’ambiance festive de Tel-Aviv comme si de rien n’était. Cette manifestation devrait soit être annulée, soit totalement réorientée. Pourquoi ne pas faire une journée Tel-Aviv-Gaza qui permette un vrai débat et un vrai dialogue israélo-palestinien ? », suggère Danielle Simonnet. « Je trouve que la Ville de Paris ferait bien d’organiser une manifestation qui permette de faire prendre conscience que le gouvernement israélien doit arrêter de piétiner le droit international. »

La mairie de Paris tente de son côté de calmer les esprits. Bruno Julliard, le premier adjoint à la maire, appelle notamment à ne pas faire « l’amalgame entre la politique brutale du gouvernement israélien et Tel-Aviv, ville progressiste ».

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